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VIDEO. “On nous donne zéro information” : des lycéens handicapés racontent leurs parcours du combattant sur Parcoursup

Pour bon nombre de lycéens, Parcoursup est déjà un parcours du combattant. Pour la fille de Christelle Baquet, atteinte d’une infirmité motrice cérébrale, c’est encore pire. La mère de famille déplore l’absence d’adaptation de la plateforme d’inscription à l’université, lancée cette année, pour les futurs étudiants en situation de handicap. “Je m’attendais vraiment à cette petite encoche, ou ce petit onglet ‘handicap’, explique-t-elle à franceinfo. Il n’y a rien de tout ça, rien.” 

La plateforme “donne zéro information sur le handicap”, assure Romane, qui souffre du syndrome d’Ehlers-Danlos. Son service académique d’information et d’orientation (SAIO) l’a informée qu’elle devrait chercher elle-même quelles formations seraient bien adaptées à son handicap. “Sur Parcoursup, il n’est pas renseigné si l’université [que l’on convoite] est adaptée pour les personnes à mobilité réduite”, regrette de son côté Fabio Sperini, qui souhaite intégrer un DUT informatique. 

Sur son site, Parcoursup affirme que ces élèves peuvent signaler leur handicap dans la rubrique “Eléments liés à ma scolarité”. Beaucoup d’entre eux, manquant d’informations, l’ont plutôt fait dans leur lettre de motivation. “La question qui se pose, c’est si c’est un tort de l’avoir mis dans leurs lettres de motivation”, s’inquiète Christelle Baquet, craignant des discriminations de la part d’universités. 

Avant Parcoursup, cinq des 30 académies en France disposaient de commissions médicales pour les élèves handicapés, ce qui leur permettait d’avoir un accès personnalisé – et facilité – aux études supérieures. Le gouvernement a abandonné ce système, afin de “mettre fin aux différences de traitement” entre académies, a assuré le ministère de l’Education nationale dans un communiqué, mardi 20 mars. 

Je l’ai un peu pris comme si on disait à quelqu’un ‘Ne prends pas le fauteuil, tu n’as pas le droit. Sois comme tout le monde et cours’.

Romane, lycéenne en situation de handicap

à franceinfo

L’Etat assure qu’“au sein de chaque académie”, “des équipes spécifiques” accompagneront les élèves en situation de handicap tout au long du processus. Ces derniers pourront aussi saisir leur recteur, s’ils ne sont pas satisfaits de leur affectation à la fin du mois de mai. Mais “si tout se passe trop tard”, Romane et d’autres élèves craignent de ne pas trouver un logement adapté à temps. “Et si j’ai zéro logement, en fait, je ne peux rien faire.” 


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