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Facs en grève: Guevara, le chien de Tolbiac qui tweete plus vite qu’il n’aboie

Depuis longtemps, qu’ils miaulent, aboient, couinent ou piaillent, les animaux de compagnie ont investi la Toile, notamment les « Lolcat s» et les « Doogie fun » qui s’opposent à grands coups de vidéos et de gifs animés truculents sur les réseaux sociaux.

Les chiens semblent cependant avoir repris, un poil l’avantage sur les matous du Web, comme nous le démontre le brave toutou « Guevara » qui est devenu la coqueluche des twittos en France. Sa première apparition sur le réseau social coïncide avec la diffusion d’une vidéo sur Facebook de « l’auto-conférence » qu’organisaient les opposants à la réforme de l’enseignement supérieur.

Une publication qui montrait trois étudiants masqués de la faculté parisienne de Tolbiac réclamant la fin de la réforme avec à leur côté, stoïquement assis sur une chaise, un chien qui les accompagnait.

Son vrai nom : Mercantile…

Evidemment le compte parodique du toutou sur Twitter n’a pas tardé. « Je suis le chien de la commune de Tolbiac », indique le descriptif du compte. Dès ses premiers tweets, le cabot adopte un humour potache. « Help ! Je m’appelle Guevara (je n’ai pas choisi), je suis retenu contre mon gré depuis une semaine par des gens déguisés dans une faculté affreuse. » L’internaute qui se cache derrière cette caricature tient à rester anonyme, il explique cependant sa démarche par voie de presse « quand j’ai vu le chien sur la vidéo, j’ai eu l’idée de créer cette parodie en ligne », explique-t-il.

Tout est inventé, même le nom du pseudo Che canin,  « Guevara ». Ce qui n’a pas été du goût des étudiants qui occupent toujours l’université. « Supprime ! » Ecrivent-ils. « Tu viens d’usurper l’identité de Mercantile le nom de notre chien, juste pour le buzz ». Mais il s’agit « d’une blague potache, ni pro ni anti-blocus. J’ai créé ce compte pour faire marrer mes amis », réplique alors l’auteur cabotin.

Par ailleurs, « je ne suis pas à Tolbiac et pas étudiant », ajoute-t-il, en avouant toutefois être un peu dépassé par les événements, avec plus de 20 000 twittos qui le suivent assidûment depuis une semaine. Mais quand certains internautes l’accusent d’être à la solde d’un parti politique, le toutou Guevara sort les crocs:  «J’informe les fachos qui tentent de récupérer mes blagues qu’ils vont être déçus. Je ne suis qu’UN CHIEN QUI TWEETE » grogne-t-il. Cependant le toutou des réseaux sait aussi dresser l’oreille aux critiques plus constructives, lorsque l’animal se rend compte, par exemple, qu’il a fait une faute d’orthographe dans un message, il la corrige aussitôt en aboyant : « Pardon, c’est encore ma «papatte» qui a glissé ». 


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