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Pourquoi « Avengers: Infinity War » va mettre tout le monde d’accord (oui, oui, tout le monde)

Après près de quatre ans d’attente durant lesquels rien ou presque n’a fuité, le troisième volet des Avengers (et le dix-neuvième film du Marvel Cinematic Universe) sort enfin sur les écrans français mercredi 25 avril. Un film somme qui, en compilant tous les personnages (ou presque) introduits depuis Iron Man il y a dix ans, pouvait aisément accoucher du pire en se transformant en compilation insipide de super-héros.

Mais il n’en est rien. Appelés par Kevin Feige, le patron des studios Marvel, pour succéder à Joss Whedon, les frères Russo (déjà aux manettes des deux derniers Captain America) réussissent à faire d’Avengers: Infinity War un blockbuster aussi jouissif que sombre grâce à quelques ingrédients savamment maîtrisés.

Un super vilain effrayant et complexe

Après avoir trusté les scènes post-génériques des deux premiers volets des Avengers, et quelques apparitions dans celles des Gardiens de la Galaxie, Thanos décroche enfin un premier rôle. Pour ce dictateur intergalactique surnommé (à raison) le Titan Fou, l’heure est venue d’entrer dans la lumière. Plus puissant, plus déterminé, ce colosse à la peau bleu-violette a une ambition glaçante : rétablir l’équilibre naturel entre la vie et la mort en supprimant la moitié de la population de l’univers.

Pour y parvenir d’un simple claquement de doigt, il part en quête des Pierres d’Infinité. De couleurs différentes, chacune d’elles (de l’Espace, de la Réalité, du Pouvoir, de l’Esprit, du Temps et de l’Âme) confère à celui qui la possède un pouvoir particulier. Incrustée dans l’œil d’Agamotto, celle de couleur verte permet au Doctor Strange de manipuler le temps. Associées sur le Gant de l’infini, une sorte de prothèse désormais en possession de Thanos, les six gemmes transforment ce dernier en l’arme la plus puissante de l’univers.

Incarné par Josh Brolin depuis 2014, Thanos possède toutes les qualités propres aux grands vilains. Doté d’un physique ingrat (il est atteint d’une déficience génétique qui a fait de lui un paria auprès des siens) mais aussi d’une force exceptionnelle, animé par un désir de vengeance et à la tête d’une armée de sujets tous plus cruels, il ne souhaite qu’une chose : devenir le tout-puissant. Pour la première fois, un super-vilain va semer le doute parmi les super-héros Marvel (et les spectateurs, par la même occasion).

Une véritable tension dramatique bien amenée

C’est l’un des gros écueils de la plupart des films du MCU. En confrontant ses héros à des vilains plus ou moins effrayants et à des enjeux plus ou moins dramatiques qu’un humour omniprésent tentait systématiquement de désamorcer, les films Marvel se révélaient incapables de faire trembler leurs spectateurs.

Dans Avengers: Infinity War, il est désormais question de sauver la Terre. Ou plus exactement sa population. Pour empêcher Thanos de parvenir à ses fins, les super-héros décident de s’allier en oubliant les querelles passées. Prévenus d’un côté par Thor, et de l’autre par Bruce Banner (alias Hulk), Doctor Strange, les Avengers, Spider-Man, les Gardiens de la Galaxie et le Wakanda au grand complet s’unissent pour combattre Thanos et ses sbires.

Rythmé par de vraies séquences dans lesquelles l’émotion prend à plusieurs reprises le dessus sur l’action et l’humour (malheureusement toujours un peu trop présent dans certains moments dramatiques) et où l’on retient son souffle, Avengers: Infinity War réussit son pari. Anthony et Joe Russo parviennent à nous proposer, certes, un film d’action, mais dans lequel sont mis en avant les valeurs de solidarité et le sens du sacrifice. Ça donne des séquences parfois poignantes, et surtout, pour la première fois, on craint pour la vie de tous les super-héros.

Et contrairement à ce que l’on pouvait craindre, les frères Russo ont appris de leurs erreurs depuis Captain America: Civil War où on leur reprochait notamment une réalisation brouillonne, surtout dans les scènes d’action. En dépit de la foultitude d’affrontements que requiert un vilain comme Thanos, les combats restent plutôt lisibles. Mention spéciale aux duo de scénaristes, Christopher Markus et Stephen McFeely (également derrière les trois volets de Captain America), qui parviennent à rendre intéressante la vingtaine de super-héros convoqués dans Infinity Wars.

Une fin scotchante

Hormis quelques longueurs et un scénario qui donne parfois l’impression de tourner en rond (Thanos récupère une Pierre, puis deux, puis trois, etc.), Avengers: Infinity War et ses 149 minutes (le plus long film du MCU) est une réussite que vient ponctuer une séquence finale bluffante qui s’achève brutalement par un générique qu’on n’attendait pas si tôt. Soyons clair, personne ne l’avait envisagée et ne comptez par sur nous pour vous la dévoiler (comme nous l’a intimé Thanos sur Twitter avec le hashtag #ThanosDemandsYourSilence). 

En revanche, les dix dernières minutes devraient vous laisser à peu près dans cet état :

Notez également que plusieurs des scènes vues dans le trailer officiel ne font pas parti du montage final. Quant à l’unique scène post-générique (très très longue à venir, ou c’est peut-être juste qu’on était sonné), elle est à ne surtout pas rater, si vous voulez recommencer à respirer.


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