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Le gouvernement dévoile son plan de lutte contre les inégalités salariales entre les femmes et les hommes

Le Premier ministre avait annoncé, à la veille du 8 mars, Journée des droits des femmes, la mise en place d’un plan sur l’égalité professionnelle. Ce plan est précisé mercredi soir par la ministre du Travail et la secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes.

À l’issue de trois mois de concertation avec les partenaires sociaux, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, présentent officiellement mercredi 9 mai le détail du plan d’action pour « une égalité professionnelle réelle entre les femmes et les hommes ». Ce plan comprend quinze mesures dont la plupart seront débattues à partir de mi-juin à l’Assemblée nationale dans le cadre de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Il se décompense en deux volets. L’un concerne les écarts de salaires inexpliqués et la progression de l’égalité professionnelle. L’autre comprend cinq actions pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Côté carrières, l’accent est mis sur la formation, le gouvernement réclamant par ailleurs plus de transparence et de sanctions. L’inspection du travail devrait notamment multiplier par quatre le nombre de contrôles sur le respect de l’égalité salariale en jugeant désormais les résultats et non plus les moyens mis en œuvre dans les entreprises. Ces dernières devront aussi afficher les écarts salariaux sur leurs sites et, si ceux-ci ne sont pas résorbés au bout de trois ans elles devront débloquer une « enveloppe de rattrapage salarial ».

En ce qui concerne les violences sexistes et sexuelles, les employeurs auront désormais l’obligation d’informer sur les voies de recours possibles mais aussi de mettre en place des référent.e.s formée.e.s et indentifiables par tous les salariés.
Un logiciel devrait aussi être mis en place dans les entreprises pour mesurer les écarts de rémunérations. D’abord dans les entreprises de plus de 250 salariés dès 2020 puis, dans un deuxième, dans les plus petites structures. Aujourd’hui, les femmes gagnent toujours 9% de moins que les hommes à poste égal.


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