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Pour l’un des avocats de la famille de Naomi Musenga, l’opératrice du Samu ne doit pas servir de « bouc émissaire »

Mohamed Aachour, l’un des avocats de la famille de Naomi Musenga, dénonce, jeudi sur franceinfo, un « défaut d’information » de la part du CHU de Strasbourg (Bas-Rhin), la famille ayant cherché à dialoguer avec pendant quatre mois sans obtenir de réponses « claires ».

L’opératrice téléphonique du Samu de Strasbourg ne doit pas servir de « bouc émissaire » après la mort de Naomi Musenga, selon Mohamed Aachour. L’un des avocats de la famille de la défunte explique, jeudi 10 mai sur franceinfo, que ce serait « réducteur » de la tenir « responsable de l’ensemble des dysfonctionnements qui sont survenus ».

Cette femme, qui est « effondrée », selon une source syndicale de l’établissement hospitalier, a été suspendue « à titre conservatoire », mercredi. Le parquet de la ville a ouvert une enquête préliminaire pour « non-assistance à personne en péril ». « C’est une décision que la famille demandait » bien qu’elle « ne demandait pas forcément la suspension » de l’opératrice, rapporte Mohamed Aachour. Pour ce dernier, la famille est « en recherche de compréhension ».

La famille ne souhaite absolument pas qu’on érige cette dame en bouc émissaire, elle souhaite que toute la lumière soit faite sur toute la chaîne des responsabilités.Mohamed Aachourà franceinfo

Mohamed Aachour dénonce un « défaut d’information », la famille ayant cherché à dialoguer avec l’hôpital pendant quatre mois, depuis la mort de Naomi, sans obtenir de réponses « nettes, claires, précises ». « C’est quelque chose de frustrant pour eux, estime l’avocat. Il a fallu que ça sorte dans la presse pour que les choses se bougent. »

Plusieurs questions restent encore en suspens. « Pourquoi n’a-t-elle pas été prise en charge ? Pourquoi est-elle morte ? Aurait-elle survécu si elle avait été prise en charge dans des délais extrêmement rapides ? », interroge notamment Mohamed Aachour sur les circonstances du décès. Toutefois l’avocat questionne également sur l’après : « Pourquoi, après le décès, il a fallu attendre 112 heures pour pratiquer une autopsie ? Pourquoi sur cette autopsie, le médecin nous indique que le corps ou les organes sont dans un état de putréfaction avancée ? Quelles sont les conditions de conservation de ce corps ? »

La famille de Naomi Musenga donne une conférence de presse, jeudi après-midi, pour faire part de son « ressenti » et de ses souhaits. Mohamed Aachour annonce déjà qu’il va demander au parquet de Strasbourg de saisir un juge d’instruction et d’ouvrir une information judiciaire « pour que la famille puisse avoir accès au dossier, puisse avoir des informations et participer activement à l’enquête ».


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