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A la Une: tentative tendue de dialogue au Nicaragua

Au Nicaragua, une tentative de dialogue a débuté entre le président Daniel Ortega et ses opposants ce mercredi.

C’était la première réunion depuis le début de la vague de contestation, le 18 avril, contre le chef de l’État. Elle s’est tenue sous l’égide de l’Église catholique. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la rencontre entre Daniel Ortega, les représentants des étudiants, à la tête de la mobilisation, et les membres d’organisations de la société civile a été tendue.

« Le président était sous le feu des critiques », constate El Nuevo Diario. « Daniel Ortega a eu l’audace d’expliquer que les manifestants n’étaient pas des anges », ironise le journal, « et qu’il y a eu des morts dans les deux camps. Par ailleurs, le chef de l’État a souligné que la police avait l’ordre de ne pas tirer ».

Ces propos ont provoqué l’indignation des autres participants de la rencontre, en premier celle des étudiants, qui comptent des dizaines de morts dans leurs rangs. « Nous sommes là pour vous exiger que vous ordonniez immédiatement la fin des attaques. Vous êtes le chef des forces de l’ordre et des nervis proches du gouvernement », a lancé Lester Aleman, l’un des meneurs de la coalition universitaire, à Daniel Ortega.

L’Église catholique n’était pas en reste, estime encore El Nuevo Diario : « ‘Le Nicaragua est en train de vivre une révolution non-armée’, a expliqué l’évêque Abelardo Mata au président. ‘Ici il ne s’agit pas d’une armée contre une autre armée. Il s’agit d’une population qui exprime tout ce qu’elle a subi depuis tant d’années. Vous n’arriverez pas à casser ce mouvement par la force, ni avec des balles en caoutchouc ou en plomb ni en faisant intervenir vos paramilitaires’ ».

Beaucoup de journaux semblent penser que cette première rencontre pourrait aussi être la dernière. A l’instar de La Prensa qui écrit : « Ce dialogue n’en est pas un et il ne mènera à aucune issue de la crise. Après le fiasco d’hier, il paraît évident que Daniel Ortega ne vit pas dans la réalité. Sa présence à la table de dialogue n’a qu’un seul objectif: se maintenir au pouvoir en soumettant ses opposants. Mais une autre chose paraît évidente après le fiasco d’hier : ses opposants ne se soumettront pas ».

Haïti : démission du directeur général d’Oxfam Grande-Bretagne

Ce mercredi, le directeur général d’Oxfam Grande-Bretagne, Mark Goldring, a annoncé sa démission. L’ONG internationale doit se reconstruire « avec une personne, qui apportera une vision fraîche, de l’énergie, avec un engagement sur le long terme », estime Mark Goldring dans un communiqué, repris par l’agence haïtienne Alterpresse. « L’institution a été au coeur d’un scandale d’abus sexuels, commis par certains de ses employés en Haïti, à la suite du tremblement de terre de 2010. Des employés d’Oxfam avaient engagé des prostituées pour participer à des moments de débauche, dans des logements et des hôtels, payés avec l’argent de l’ONG internationale, d’après un rapport d’enquête interne, datant de l’année 2011 et remis en février dernier au gouvernement haïtien », rappelle l’agence en ligne. « À la suite de cette enquête, sept employés d’Oxfam avaient quitté l’ONG, quatre avaient été licenciés pour ‘faute grave’, tandis que trois avaient démissionné ». Parmi eux la directrice générale adjointe d’Oxfam qui avait « exprimé sa honte et sa tristesse » face à la mauvaise conduite des employés de l’ONG en Haïti », conclut Alterpresse.


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