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Attaque au couteau à Paris: deux jeunes femmes interpellées

L’enquête sur l’attaque au couteau perpétrée samedi à Paris a connu de nouvelles avancées ce jeudi. A l’issue de quatre jours de garde à vue, un ami très proche de l’assaillant devait être présenté à un juge d’instruction en vue de son éventuelle mise en examen. Son placement en détention provisoire a été requis.

Agé de 20 ans, Abdoul Hakim A., avait été arrêté dimanche à Strasbourg. « Les enquêteurs cherchent à savoir s’il a pu influencer Khamzat Azimov, voire avoir eu connaissance du projet de ce dernier », a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête. L’intéressé conteste « une quelconque participation » ou « implication » dans l’attentat, a fait savoir le procureur de Paris François Molins lors d’une conférence de presse.

La perquisition de son domicile a permis la saisie de sept téléphones, mais le portable qu’il utilisait le plus souvent demeure introuvable. « Il a indiqué l’avoir égaré le matin même », a rapporté François Molins. Les investigations ont cependant mis en évidence une activité Internet « très soutenue » d’Abdoul Hakim A. dans la nuit du 12 au 13 mai. Surtout, elles ont révélé des manipulations évocatrices de l’installation puis de l’effacement à plusieurs reprises d’applications de type messageries instantanées. Les enquêteurs ont également découvert que, le 12 mai à 19h16, soit moins de deux heures avant l’attaque, l’intéressé avait envoyé à sa soeur via WhatsApp « un chant jihadiste souvent repris par l'(organisation) Etat islamique ».

Le procureur de Paris a par ailleurs annoncé l’interpellation ce jeudi en région parisienne de deux jeunes femmes, proches des deux hommes. D’après une source proche de l’enquête citée par l’AFP, figure parmi elles Inès Hamza, 19 ans, qui s’est mariée religieusement avec Abdoul Hakim A., avant de tenter de partir en Syrie. L’autre femme serait une de ses amies.

L’attaque perpétrée dans le quartier de l’Opéra a fait un mort et cinq blessés, dont deux graves, et non quatre comme indiqué jusqu’à présent. François Molins a précisé que l’homme tué par Khamzat Azimov portait dix plaies, dont l’une est « compatible avec une tentative d’égorgement ». Cet attentat, revendiqué par le groupe Etat islamique, a porté à 246 le nombre de personnes tuées dans la vague d’attaques jihadistes qui frappe la France depuis 2015.


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