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Les jours de repos des cheminots grévistes seront-ils rémunérés ? La SNCF remporte la première manche

La demande d’urgence des cheminots a été rejetée vendredi. Une audience sur le fond aura lieu le 31 mai.

C’est partie remise. Les grévistes de la SNCF ont été déboutés de leur demande en référé, vendredi 18 novembre, par le tribunal de grande instance, ont indiqué les avocats de la direction de la compagnie ferroviaire. Avec cette mesure d’urgence, les cheminots contestaient la méthode de calcul des retenues sur salaire de la SNCF, qui souhaite ne pas payer certains jours de repos des grévistes.

La décision est défavorable aux syndicats, a confirmé Me Daniel Saadat, avocat de la CFDT. Les conseils des deux parties n’avaient pas connaissance vendredi matin du contenu de cette décision. « Une audience au fond aura lieu le 31 mai à Bobigny », a précisé Me Grangé, l’un des avocats de la direction de la SNCF.

La CFDT Cheminots, l’Unsa ferroviaire et la CGT Cheminots demandaient qu’il soit fait interdiction à la SNCF de considérer leurs différents préavis de deux jours de grève comme un mouvement de grève unique. Ces syndicats ont lancé début avril une grève en pointillés sur un rythme de deux jours sur cinq jusqu’à fin juin. Mais la direction de la SNCF considère leurs différents préavis d’arrêt de travail comme étant un seul et unique mouvement contre la réforme ferroviaire, ce qui lui permet selon elle de ne pas payer un certain nombre de jours de repos aux grévistes.

Au deuxième jour de dixième épisode de grève, la mobilisation était par ailleurs en nette baisse. 15,74 % des cheminots sont en grève vendredi, contre 27,58 % lors du pic de lundi. La baisse de la mobilisation est notamment sensible pour les conducteurs. Ils sont 51,5 % à faire grève, contre 74,4 % lundi.


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