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Thé avec la reine, stage commando… Comment Meghan Markle se prépare pour son mariage royal avec le prince Harry

Les flashs des photographes crépitent devant Kensington Palace, lundi 27 novembre. Harry, dans son costume bleu, esquisse quelques pas dans les jardins autour du lac, main dans la main avec une Meghan Markle radieuse et visiblement à l’aise face à cette attention médiatique. « Elle sait déjà évoluer sur la scène publique. Elle n’a pas de timidité. Elle est déjà préparée à cela et c’est un avantage », pointe Isabelle Rivère, journaliste spécialiste des familles royales européennes à la rédaction de Point de Vue, à franceinfo.

Quelques heures plus tôt, le prince Charles a annoncé sur Twitter, via le compte Clarence House, les fiançailles de son deuxième fils avec l’actrice américaine de 36 ans, lançant ainsi le début d’une opération de communication millimétrée.

Le compte Facebook de la famille royale prend ensuite le relais de Clarence House et publie la déclaration. Des fiançailles 2.0, retweetées par les différents comptes de la famille royale. Ironie de l’histoire : cette annonce des fiançailles inonde les réseaux sociaux, alors que Meghan a dû, elle, fermer ses comptes Facebook, Instagram et Twitter, il y a quelques mois. La communication de la future Altesse Royale sera désormais assurée par le palais de Kensington.

De retour à Kensington Palace, Meghan et Harry accordent leur première interview de couple à la BBC. Là encore, rien n’est laissé au hasard. La journaliste qui conduit l’entretien a été repérée par Meghan Markle avant d’être validée par la famille royale, comme l’explique Andrew Morton dans sa biographie de l’actrice, Meghan (sortie en France le 3 mai, éd. Hugo Doc). Mishal Husain a notamment mené campagne à la BBC pour l’égalité des salaires entre hommes et femmes. Cet engagement n’a pas échappé à l’actrice, qui a apporté son soutien au mouvement #MeToo. « Sa déclaration féministe s’inscrit tout à fait dans le nouveau travail porté par Kate, William et Harry à travers leur fondation. Ils ont plus de liberté de parole que la génération précédente », souligne Isabelle Rivère à franceinfo.

Cette interview dure au total vingt minutes. On y découvre une Meghan Markle à l’aise et détendue, se pliant volontiers à l’exercice. Elle s’autorise même quelques rires. Le couple se présente comme « une équipe », raconte la demande en mariage dans son cottage autour « d’un poulet rôti » et invoque l’esprit de Lady Di, « qui serait sur un petit nuage à sauter de joie », selon les dires d’Harry. La proximité avec le peuple est assumée. Meghan est « une bouffée d’air frais » au sein de la famille royale, de l’avis unanime des commentateurs, cités par Andrew Morton. L’opération séduction auprès des sujets britanniques ne fait que commencer.

La machine à rêves est enclenchée et il faut l’alimenter. Le 21 décembre, le compte officiel de Kensington Palace publie les photos officielles des fiançailles : des clichés en noir et blanc qui mettent en scène l’amour des futurs mariés. Le photographe choisi, Alexi Lubomirski, a travaillé avec des stars telles que Beyoncé, Julia Roberts ou encore Nicole Kidman. C’est d’ailleurs lui qui officiera le jour du mariage.

Le terrain est préparé. Meghan peut se lancer dans un tour du royaume. Cardiff, Nottingham, Edimbourg, le couple multiplie les déplacements et conquiert les foules. Dans le quartier de Brixton, au sud de Londres, où vit une importante communauté africaine et caribéenne, Harry et Meghan sont accueillis par une foule qui leur chante We love you lors de leur visite d’une radio underground. Seule ombre à la « Meghan mania », des propos racistes proférés par la compagne du chef du parti d’extrême-droite Ukip, mais ceux-ci sont bien vite et unanimement condamnés.

« Non seulement son arrivée au sein de la famille royale est un plus mais elle a l’étoffe d’une excellente ambassadrice pour toutes les causes qui lui tiennent à cœur », assure dans la biographie d’Andrew Morton un militant associatif rencontré à Nottingham. L’actrice fait ainsi l’apprentissage de ce qui l’attend dans les prochaines années. « Son rôle de représentation sera très important », assure Isabelle Rivère. « Ce qui reste à la monarchie, c’est son rôle de représentation, d’incarnation du pays », souligne Charles-François Mathis.


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