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Ce que l’on sait de la fusillade dans le quartier de la Busserine à Marseille

Un commando a tiré plusieurs coups de feu lundi dans une cité des quartiers nord. Aucune personne n’a été blessée mais deux policiers ont été pris en joue par les suspects.

Une scène irréelle. L’enquête se poursuit, mardi 22 mai, pour retrouver le commando armé de kalachnikovs qui a tiré en l’air, la veille, dans le quartier de la Busserine à Marseille. La fusillade n’a pas fait de blessé, mais deux policiers ont été mis en joue par les assaillants. La police judiciaire, chargée de l’enquête, cherche notamment à déterminer si deux voitures retrouvées calcinées après la fusillade ont pu servir aux malfaiteurs, mais ne confirme pas pour l’instant si un homme a été enlevé par le commando lors de sa fuite. Franceinfo fait le point.

Un commando de “cinq à dix individus” a fait irruption dans la cité

Vers 17 heures, lundi 21 mai, un commando a fait irruption dans le quartier de la Busserine, une cité de 4 000 habitants située dans le nord de Marseille, rapporte Le Point. Selon le préfet de police, ce commando était composé de “trois à quatre véhicules” transportant “cinq à dix individus” cagoulés et équipés d’armes de poing et d’armes longues de type kalachnikov. D’après La Provence, dès leur arrivée, les assaillants se sont mis à bloquer les différentes entrées et sorties de la place principale.

Sur place, des habitants entendent plusieurs coups de feu. Effrayés, certains plongent sous des véhicules stationnés ou s’échappent en courant, décrit Le Point. “Ils nous ont dit de nous barrer, de rentrer chez nous, sinon, ils nous tireraient dessus”, témoigne une jeune habitante de la Busserine dans La Provence.

En entendant les coups de feu, des policiers de la BAC en patrouille à proximité foncent en direction des tireurs mais ont à peine le temps de les croiser. Un second équipage de police appartenant à la compagnie de sécurisation et d’intervention intervient en renfort et est alors “doublé par deux véhicules Megane dont l’un arbore un gyrophare sur son toit”, selon le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux. Puis,“un individu assis à l’arrière du second véhicule à bord duquel se trouvait quatre hommes cagoulés a exhibé une arme longue en direction du véhicule de police”. Les policiers ont alors tiré à quatre reprises sur le véhicule, brisant une vitre, sans réussir à empêcher les assaillants de poursuivre leur route.

Un enlèvement a été évoqué, mais pas confirmé

“Aucun blessé par balle n’est à déplorer mais une personne, qui s’est présentée spontanément à la police, a été blessée à la tête par un coup de crosse porté par un malfaiteur”, a précisé la préfecture de police. 

“Selon un témoignage, une personne aurait été enlevée par une voiture dont les occupants ont tiré en l’air à plusieurs reprises”, a précisé le procureur de la République de Marseille, cité par France Bleu Provence. Mais aucun élément ne peut confirmer pour le moment ce kidnapping, selon la préfecture de police.

La piste du trafic de stupéfiants est étudiée

“Il semblerait que les événements soient liés au trafic de stupéfiants”, alors que le quartier est connu pour être un haut lieu de trafic, a précisé le préfet de police. Le procureur de la République de Marseille a confirmé que le commando avait utilisé des armes de type kalachnikov “employées dans le cadre d’actions violentes de narco-banditisme notamment à l’occasion de règlements de comptes”.

Aucun élément précis ne permet d’avoir une piste quant à l’identification de ces différents auteurs.Xavier Tarabeuxen conférence de presse

Il a précisé que la police judiciaire travaillait sur “une dizaine de personnes” et qu’elle cherchait à déterminer si deux voitures retrouvées calcinées après la fusillade avaient pu servir aux malfaiteurs.

L’Etat annonce des renforts policiers à Marseille

Gérard Collomb a “condamné avec la plus grande fermeté les événements” et a annoncé l’affectation de “60 policiers supplémentaires” à Marseille d’ici 2019. “Des moyens policiers ont été déployés par le préfet de police des Bouches-du-Rhône dans le quartier dès hier soir. Ils y seront maintenus le temps nécessaire”, précise le communiqué du ministère de l’Intérieur publié mardi. 

Alors qu’il présentait à l’Élysée son plan banlieues, le président de la République a déploré la “grande violence” qui gangrène certains quartiers : “Oui nos quartiers ont du talent, mais oui dans nos quartiers, il y a aussi de la violence, il y a des choses qui ne vont pas et c’est explosif”, a-t-il évoqué.


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