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DIRECT. Donald Trump assure que les sanctions économiques sont maintenues pour le moment à l’encontre de la Corée du Nord

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #TRUMP_KIM

11h48 : Si vous l’avez raté, voici le discours tenu face à la presse par Donald Trump à l’issue de sa rencontre avec Kim Jong-un.

11h50 : “A travers ce sommet USA-Corée du Nord, l’intention du président Kim Jong-un de voir une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne a été confirmée par écrit. Je soutiens ce premier pas vers une résolution d’ensemble des questions concernant la Corée du Nord, vient de réagir le Premier ministre japonais à Tokyo devant la presse.

11h38 : Notre chat avec Antoine Bondaz, chercheur à la FRS et spécialiste de la Corée, est désormais terminé. Vous pouvez retrouver toutes les réponses à vos questions ici.

11h36 : C’est donc pour ça que franceinfo a choisi ce hashtag associant les deux noms de famille !

11h35 : Les deux termes sont tout simplement les noms de famille des deux dirigeants. Kim est le nom de famille (Kim Il-Sung et Kim Jong-Il), et Jong-un son prénom.

11h35 : Vous utilisez le tag mais cela n’est pas très logique… #Donald_Kim serait plus correct, à moins que vous cherchiez à dénigrer le leader coréen ?

11h35 : Le président américain fait en tout cas tout pour obtenir un tel prix Nobel. Il a rappelé à de nombreuses reprises au cours de sa conférence de presse que faire la paix demandait “du courage”. Cependant, on est encore loin d’une pacification entre Washington et Pyongyang et il est bien trop tôt pour parler d’un prix Nobel.

11h33 : Crédible, l’hypothèse du Nobel de la paix pour cet “exploit” du président américain ?

11h33 :

• 3) Mettre en avant une aide au développement conditionnée à des avancées concrètes sur la dénucléarisation et en lien avec nos partenaires européens et internationaux,

• 4) enfin, renforcer notre présence diplomatique à Pyongyang.

11h34 : Comme nous le mentionnions hier dans une tribune au Monde avec le député Joachim Son-Forget, la France peut jouer quatre rôles :

• 1) promouvoir le droit international et inciter la Corée du Nord à rejoindre les traités de désarmement (notamment le traité d’interdiction complet des essais nucléaires ou encore la convention sur les armes chimiques),

• 2) accroître notre coopération avec la Japon et la Corée du Sud (le Premier ministre japonais sera à Paris pour le 14 juillet et le président sud-coréen en visite d’Etat à l’automne).

11h31 : En étant un membre permanent au Conseil de sécurité, une puissance nucléaire légitime et un acteur diplomatique luttant pour la non-prolifération, la France a évidemment un rôle à jouer. Tout conflit dans la péninsule coréenne aurait des conséquences directes pour les intérêts français. Nous avons près de 3 000 ressortissants en Corée du Sud et tout conflit aurait des conséquences majeures pour l’économie internationale et le commerce.

11h28 : Quelle peut être la position du Quai d’Orsay si les USA commencent à entretenir des relations diplomatiques ? La France n’est-elle pas minoritaire dans sa position de non-reconnaissance de la Corée du Nord ?

11h27 : Quelle place occupe la France dans tout ça ? Pourquoi est-ce que ce conflit pourrait nous affecter ?

11h27 : L’UE va très certainement se réjouir et soutenir cette déclaration. Le rôle que les Européens peuvent jouer est cependant limité au soutien aux accords obtenus.

11h28 : Faut-il s’attendre à une rencontre entre des leaders européens et Kim Jong-un à moyen terme ?

11h27 : Le président américain a évoqué la réduction des troupes américaines et la reconfiguration des exercices militaires, mais rien n’a encore été clairement décidé. Une réduction des troupes, 28 000 en Corée du Sud, serait un message politique qui ne remettrait pas forcément en cause l’alliance avec la Corée du Sud. La vraie question qui se pose est celle de l’avenir de cette alliance, alors que Washington a rappelé ses engagements auprès de son alliée, Séoul.

11h26 : L’armée américaine quitterait-elle la péninsule coréenne une fois les démantèlements terminés ?

11h26 : Le président américain a mentionné des vérifications, cependant elles ne sont pas incluses dans la déclaration. C’est historiquement ce qui a posé problème aux négociateurs et à la mise en oeuvre des accords. De telles inspections nécessiteraient que la Corée du Nord dressent une liste exhaustive de l’ensemble de ses installations et surtout qu’elle permette l’accès à des inspecteurs étrangers et pas seulement américains, notamment ceux de l’AIEA.

11h23 : Quel contrôle ont les Américains sur le programme nucléaire de la Corée du Nord après ce sommet ? Ont-ils aussi un moyen de vérifier l’application de ces engagements ?

11h22 : Qui va vérifier que la dénucléarisation de la Corée du Nord est effective ?

11h23 : Ce sommet ne couronne pas des mois de négociations mais permet d’initier et d’institutionnaliser des négociations futures. Nous ne sommes qu’au début d’un long processus. La prochaine étape serait d’obtenir un accord technique portant sur le gel, non pas des essais mais des programmes nucléaires balistiques.

11h21 : Quelle sera la suite des événements ?

11h21 : Il y a, de plus, un sujet très important pour Tokyo : la question des “kidnappés”. Des ressortissants japonais enlevés sur le territoire japonais dans les années 70 et 80 et dont seulement une petite partie a pu être rapatriée vers le Japon en 2002. C’est un enjeu majeur pour les relations bilatérales et une priorité pour le Japon.

11h20 : Les Japonais sont extrêmement inquiets et préoccupés par les négociations entre Washington et Pyongyang. La Corée du Nord a toujours cherché à isoler le Japon et le risque, pour les Japonais, est que dans les négociations futures, les Etats-Unis défendent avant tout leurs intérêts, par exemple, en limitant les missiles à longue portée, sans pour autant réduire de façon durable la menace sur le Japon.

11h18 : Pourquoi n’entend-on pas les Japonais ? Ils sont pourtant parmi les premiers concernés…

11h20 : Ce sommet est dans tous les cas soutenu par la Chine, puisque, encore une fois, tant que les négociations avancent, la stabilité est préservée dans la péninsule et le risque d’escalade militaire, réduit.

11h18 : La Corée du Nord est dépendante de la Chine, mais c’est une situation d’otages mutuels : la Corée du Nord a besoin de la Chine pour ne pas s’effondrer et la Chine a besoin que la Corée du Nord ne s’effondre pas. Les leviers d’influence de la Chine sur la Corée du Nord sont limités, on peut notamment rappeler que l’idéologie même du régime nord-coréen, le “juche”, prône l’autonomie et l’indépendance après des siècles d’influence chinoise et des décennies d’occupation japonaise.

11h15 : Bonjour, est-il possible que Kim Jong-un ait été poussé à cette rencontre par la Chine, lors de la récente visite de Kim à Pékin?

11h16 : Les Nord-Coréens ont eu connaissance de ce sommet il y a seulement quelques jours. Il n’y a aucune diffusion en direct d’un tel événement en Corée du Nord. Les Nord-Coréens découvriront donc ce qu’il s’est passé soit en fin de soirée, soit dans les journaux de demain matin. L’objectif étant pour la propagande nord-coréenne de contrôler de façon minutieuse les informations fournies à la population.

11h16 : Comment cette rencontre est-elle présentée par la chaîne nord-coréenne ? En somme, quelles informations les Nord-Coréens reçoivent-ils à propos de ce « sommet » ?

11h15 : Le régime nord-coréen est de façon incontestable l’un des régimes qui violent le plus les droits de l’Homme, comme le rappelait notamment un rapport de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU en 2014. Si les droits de l’Homme n’ont pas été mentionnés dans la déclaration, c’était pour s’assurer qu’il y en ait une. Cela ne veut pas dire que le sujet ne sera pas abordé mais en tout cas ce n’est pas une pré-condition à l’avancée du dialogue.

11h14 : Trump déclare avoir trouvé Kim Jong-un comme étant un bon président. Pourtant, les prisonniers de la Corée du Nord ne peuvent en dire autant. Les négociations continueront-elles avec pour thème principal les droits de l’Homme ou, au contraire, passeront-elles outre ?

11h14 : Le titre officiel de Kim Jong-un est celui de président (Chairman) de la Commission des Affaires d’Etat, une fonction créée sur-mesure lors de la révision constitutionnelle de 2016 et qui remplace la fonction occupée par son père, qui était celle de président de la Commission de défense nationale. Sur le plan protocolaire, Kim Jong-un n’est pas forcément le chef d’Etat comme on l’entend mais il est, de façon incontestable, le dirigeant du pays, le “leader suprême” (Suryong, le terme coréen utilisé).

11h10 : Trump appelle le dictateur nord-coréen “le président Kim” … (après la “bourde” de Fox News avec son “the two dictators”) … Comment les autres chefs d’Etat qualifient-ils Kim Jong-un ?

11h09 : Trump mentionne les corps des militaires américains morts au combat pendant la guerre de Corée ou décédés dans les prisons nord-coréennes après 1953. C’est un enjeu de négociation historique entre les deux pays et ce n’est pas la première fois qu’il est mentionné dans des déclarations bilatérales.

11h09 : C’est quoi cette histoire de « restes humains » dont Trump parle ?

11h08 : La réunification n’est pas du tout à l’ordre du jour. Il faudrait auparavant non seulement obtenir la paix entre les deux Corées mais surtout réconcilier deux peuples qui, à la différence des Allemands, se sont fait la guerre entre 1950 et 1953. De plus, une réunification signifierait la disparition d’un des deux régimes ou la transformation en profondeur des deux régimes, ce qui est pour l’instant inacceptable tant à Séoul qu’à Pyongyang.

11h07 : Bonjour, l’espoir d’une réunification à court ou moyen terme semble donc prématuré, non ?

11h06 : Quant à la réunification des deux Corées, qu’en est-il, d’après vous?

11h06 : Les deux Corées se sont engagées en avril à parvenir, pas forcément à un traité, mais à un régime de paix qui permettrait de réduire durablement les tensions inter-coréennes. Cet engagement est mentionné et soutenu par la déclaration entre Trump et Kim. Cependant, nous sommes encore loin de la signature d’un traité de paix. Il faut rester optimiste mais prudent.

11h05 : Il y a deux questions fondamentales, qui sont distinctes bien que liées ; la question de la dénucléarisation et celle de la signature d’un traité de paix. Cette première question est avant tout un enjeu bilatéral entre Washington et Pyongyang, même si les enjeux sont globaux, alors que la seconde question concerne les deux Corées mais aussi les Etats-Unis et la Chine.

11h03 : Le président de la Corée du Sud n’aurait-il pas dû signer le traité à la place de Trump…? L’avenir de la péninsule est bien entre les mains des deux Corées ? Dommage pour ce président de se trouver dans l’ombre du Président des EU…

11h04 : Ce sommet lui permet surtout de renforcer sa stature internationale, qui va accroître encore un peu plus sa légitimité en Corée du Nord.

11h04 : Kim Jong-un a tout à gagner à poursuivre les négociations sans pour autant faire de concessions réelles : il limite le risque d’escalade, évite de nouvelles sanctions économiques, il peut adapter l’économie aux sanctions actuelles, accroître la coopération avec ses voisins, dont la Corée du Sud et la Chine, etc.

11h02 : Pourquoi Kim Jung-un a-t-il accepté de discuter avec Trump ? Est-ce qu’il a des intentions cachées ?

11h03 : La déclaration qui vient d’être signée n’a pas valeur en termes de droit international, à l’inverse d’une résolution du Conseil de sécurité, tant Trump autant que Kim pourraient revenir sur cette déclaration. On rappellera de nouveau que la Corée du Nord n’a pas respecté ses engagements passés, y compris les engagements bilatéraux pris avec les Etats-Unis sur le plan bilatéral en 1993, 1994 ou encore plus récemment en 2012.

11h00 : Est-ce que la signature de Trump veut encore dire quelque chose ? Il a bien renié, via des tweets, la déclaration commune du G7 l’autre jour à peine être parti. Quel que soit ce qu’il compte signer aujourd’hui, ça n’a pas de valeur venant de lui.

11h00 : Premièrement, il faut relativiser le niveau d’entente, qui est avant tout une mise en scène politique plus qu’une entente véritable. Deuxièmement, les présidents américains avaient jusqu’à présent refusé une telle rencontre sans concession concrète de la Corée du Nord. Troisièmement, le président américain cherche avant tout à se différencier de ses prédécesseurs et à convaincre sa base électorale qu’il est capable de signer des accords, que ceux-ci soient historiques ou non.

10h59 : Bonjour, je m’interroge sur les motivations de Trump. La dénucléarisation de la Corée du Nord est une bonne chose, mais pourquoi Trump a-t-il subitement décidé d’une rencontre pacifique ? Et pourquoi les autres présidents avant lui n’ont-ils jamais atteint un tel niveau d’entente avec la CDN ?


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