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SNCF : légère hausse du taux de grévistes

La mobilisation est supérieure à celle du précédent jour de grève de la SNCF. Mardi 12 juin, le taux global de grévistes s’élevait à 17,63 %, avec 53,4 % de conducteurs en arrêt de travail. Des chiffres publiés par la direction concernant le 29e jour de grève depuis le début du conflit par épisode. Parmi le personnel indispensable à la circulation des trains, il y avait 45,5 % des contrôleurs et 21,3 % des aiguilleurs en grève en milieu de matinée de cette « journée de la colère cheminote » pour laquelle les syndicats souhaitaient une mobilisation « massive ».

Tous ces chiffres sont supérieurs à ceux du précédent jour de grève, vendredi, mais bien inférieurs à ceux la précédente journée de mobilisation spéciale, la « journée sans cheminots », le 14 mai, qui avait vu rebondir la mobilisation avec un taux global de grévistes grimpant à 27,58 % et ceux des conducteurs et contrôleurs frôlant les 75 %. Par catégorie mardi, 5,3 % des cadres étaient en grève, 17,4 % des agents de maîtrise et 26,6 % des membres du personnel d’exécution, selon le communiqué de la direction.

Trois TGV sur cinq

Le trafic ferroviaire est plus perturbé mardi pour les TGV, Intercités et à l’international que lors de la précédente journée de grève, vendredi. Mais il est nettement moins perturbé que lors de la « journée sans cheminots ». La SNCF prévoit de faire circuler trois TGV et Transilien sur cinq, un TER sur deux, ainsi que deux trains Intercités sur cinq. À l’international, il est prévu un train sur deux avec un trafic Eurostar et Thalys « quasi normal ». Ce 15e épisode de grève a commencé lundi soir à 20 heures et s’achèvera jeudi à 7 h 55.

Mardi, la CFDT-Cheminots a appelé à suspendre la grève des agents pendant les épreuves du bac, dans « les trains du quotidien », TER et RER, afin de « faciliter les déplacements » des candidats. La CFDT-Cheminots, qui est « en colère et mobilisée, mais aussi responsable », « appelle tous les cheminots qui participent à la production des trains du quotidien, les RER et TER, à ne pas participer au mouvement de grève le lundi 18 juin et le vendredi 22 juin », deux jours d’arrêt de travail prévus dans le calendrier des syndicats, a déclaré à la presse Didier Aubert, secrétaire général du quatrième syndicat de la SNCF.

Négociations

Sur le front législatif, députés et sénateurs sont parvenus lundi à se mettre d’accord en commission mixte paritaire (CMP) sur une version commune du projet de loi de réforme ferroviaire, ouvrant ainsi la voie à son adoption définitive cette semaine. Le texte de la CMP doit être adopté en deuxième lecture par l’Assemblée nationale mercredi, puis au Sénat jeudi.

Vendredi, la ministre des Transports Élisabeth Borne recevra syndicats et patronat en vue de relancer les négociations de la future convention collective nationale de la branche ferroviaire, destinée à remplacer le statut des cheminots à partir du 1er janvier 2020 et l’arrêt des embauches sous ce statut. Les syndicats exigent du gouvernement qu’il s’engage pour obtenir une convention de « haut niveau ».


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