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Coupe du monde 2018 : le hooliganisme en Russie (ou ce qu’il en reste) sous haute surveillance

Rassurées par le bon déroulement de la Coupe des confédérations l’an passé en Russie, les autorités de Moscou ne semblent pas redouter le hooliganisme local pendant le Mondial 2018.

Les quelque 600 000 supporters des 31 pays qualifiés avec la Russie pour la Coupe du monde de football 2018 affluent dans les 11 villes hôtes de la compétition. À deux jours du premier match entre la Russie et l’Arabie saoudite, le 16 juin, à Moscou, franceinfo pose la question du risque de hooliganisme local.

Officiellement, les Russes assurent avoir réglé leurs problèmes avec la violence de certains de leurs supporters, deux ans après les graves incidents lors de l’Euro à Marseille. Rencontré à Moscou, Artiom, un consultant de 27 ans, était à Marseille en juin 2016, lorsque des violences entre supporters russes et anglais ont terni l’ambiance de la compétition. Un tel scénario pendant le mondial en Russie est pour lui tout simplement impensable. “Les gens qui ont participé aux bagarres à Marseille, d’après ce que je sais, ne sont pas bêtes. Ils savent qu’il ne faut pas provoquer, car la police ici travaille autrement.”

Aucune appréhension également pour Alexeï Smertin, ancien joueur russe de Bordeaux et aujourd’hui ambassadeur du fair-play à la Fédération internationale de football (Fifa). L’ancien joueur est même un peu agacé qu’on l’interroge, encore, sur les risques de nouvelles confrontations entre hooligans russes et anglais.

Je ne vois pas de problème, je connais mon pays.Alexeï Smertin, ancien footballeur russe à franceinfo

Côté anglais, Chris Waddle, ancien joueur de l’Olympique de Marseille (OM), à présent consultant pour la Coupe du monde sur la BBC, pense également que tout sera calme. “ll est certain que les supporters anglais seront discrets en Russie, assure-t-il. S’il y a des problèmes, ce ne sera pas seulement le fait des Anglais.”

Les supporters anglais vont faire profil bas. À mon avis, ce ne sera pas un problème.Chris Waddle, ex-footballeur anglaisà franceinfo

Sur le calendrier, la seule certitude dont on dispose remonte à 2017, lorsque la Russie a accueilli la Coupe des confédérations, une sorte de mini-Coupe du monde avec huit équipes dont la Russie. Aucun incident majeur lors de cette compétition n’avait été relevé. Les Russes s’appuient sur ce point de repère, car à l’époque, les plus virulents des ultras russes avaient été interdits de stade avec des contrôles. Certains ont même été interpellés. Cette année, les plus fortunés d’entre eux ont préféré prendre les devants et quitter la Russie, le temps du Mondial, jusqu’au 15 juillet prochain.

Le point sans doute le plus important concerne les dispositifs de sécurité déployés pendant le Mondial. L’omniprésence des forces de l’ordre est telle dans les villes hôtes, que les organisateurs russes sont convaincus à 100 % de leur effet dissuasif sur d’éventuels fauteurs de troubles.

Y a-t-il un risque de hooliganisme local en Russie pendant la Coupe du monde – un reportage de Claude Bruillot

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