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Six questions sur les risques d’inondations dus aux orages à répétition

Franceinfo a voulu savoir si la situation allait s’améliorer.

Des orages à répétition, des pluies diluviennes et des crues soudaines. Depuis la mi-mai, les alertes orange de Météo France se succèdent sur une bonne partie de l’Hexagone. Résultat : les sols sont gorgés d’eau et les eaux montent d’autant plus rapidement. La situation va-t-elle s’améliorer ? Risque-t-on de nouvelles crues ? Franceinfo répond à vos interrogations.

Est-ce que les eaux vont continuer de monter ? 

“On voit le bout du tunnel”, assure Joël Hoffman, directeur adjoint de Vigicrue. Selon les services de Météo France, avec lesquels il est en relation constante, la situation orageuse de ces dernières semaines est en train de basculer. Dans les cinq prochains jours, les orages devraient être moins fréquents et violents. “Et si quelques épisodes pluvieux sont encore attendus, ils seront de plus faible importance par rapport à ce que nous avons connus ces derniers jours”, explique-t-il.

Reste-t-il des zones sous surveillance ? 

Dans le nord-ouest du pays, la Normandie, la Sarthe et la région de Rennes (Ille-et-Vilaine) restent sous surveillance des services de Vigicrue. “Dans le Sud-Ouest, c’est toute la descente du plateau de Lannemezan qui est scruté, et notamment les cours d’eau de la Baïse, le Gers ou encore la Gimone”. L’Adour, le Gave de Pau et le Gave d’Oloron ont également atteint des niveaux élevés, mais un peu partout la décrue s’amorce. “On devrait être plus tranquille dans les 24 heures”, estime Joël Hoffman.

Comment expliquer ces brusques inondations ?

L’accumulation d’épisodes orageux depuis le début du mois de mai a rapidement saturé les sols, l’eau n’a pas eu le temps de pénétrer pour s’évacuer naturellement. “On a assisté principalement à des phénomènes de ruissellement, avec des accumulations d’eau au niveau des points bas”, explique le spécialiste, qui précise que le cumul des précipitations à la mi-juin est trois fois plus important que la moyenne mensuelle. “Nous sommes au mois de juin, les sols vont désormais s’assécher plus vite qu’en hiver. D’ici une dizaine de jours, on devrait retrouver un niveau correct”, assure le directeur adjoint de Vigicrues.

Le niveau des nappes phréatiques peut-il expliquer ces crues ? 

Il n’y pas de rapport direct entre le niveau des nappes phréatiques et les inondations que nous avons connues. “Ponctuellement, les cours d’eau peuvent alimenter des nappes alluvionnaires déjà pleines et provoquer des inondations”, explique à franceinfo Philippe Vigouroux, hydrogéologue au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). “Mais pour cet épisode, ce sont principalement les écoulements de surface qui sont responsables de la montée des eaux.”

Avec cette pluie, les nappes sont-elles pleines ?

Elles ne sont pas pleines, mais pour le moins bien remplies. “De septembre dernier  jusqu’au début du mois de janvier, les nappes phréatiques ont eu peu de recharge en raison des faibles pluies. Mais depuis le début de l’année, la tendance s’est complètement inversée avec les trombes d’eau que nous avons connues”, rapporte Philippe Vigouroux. 

Résultat, le niveau de trois-quarts des réserves d’eau est aujourd’hui égal ou supérieur à la moyenne. Si les fortes pluies expliquent principalement ces bons niveaux, ce spécialiste note également que les agriculteurs n’ont pas eu besoin de puiser dans les nappes phréatiques pour arroser leurs cultures, ce qui favorise leur recharge. “On peut aborder la période estivale de manière sereine”, conclut l’hydrogéologue.

Faut-il rester vigilant (même si ça s’améliore) ?

“Oui, insiste Joël Hoffman. Les bordures des cours d’eau en crue restent des zones dangereuses, même quand la vigilance est repassée en jaune. Il faut rester extrêmement vigilant et éviter les zones à risque.”


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