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Adoption d'”enfants atypiques” par des homosexuels : deux associations portent plainte contre X

Ces deux associations normandes souhaitent aller au-delà d’un cas personnel et que l’enquête s’étende aux pratiques du service d’adoption de Seine-Maritime.

Deux associations normandes, Laisse bien ta Gaieté (LBTG) et le centre LGBTI de Normandie, ont déposé plainte contre X auprès du procureur de la République de Rouen, vendredi 6 juillet, dans l’affaire des soupçons de discrimination des couples homosexuels par le service d’adoption de Seine-Maritime, révèle France Bleu Normandie. Contrairement à une première plainte déposée par l’Association des familles homoparentales (l’ADFH), celle-ci ne vise pas directement la responsable du service : les plaignants espèrent ainsi que leur démarche débouchera sur une enquête plus vaste sur les pratiques au sein de l’institution.

Pascale Lemare, responsable du service adoption au département, “laisse entendre que c’est assez habituel, et que peut-être que d’autres pratiqueraient de la même façon, explique l’avocate des associations, Me Julia Massardier, à France Bleu Normandie. La question est de savoir si c’est vrai, et qui est impliqué. Il faut enquêter sur ces pratiques, pas simplement sur les propos qui sont tenus”, ajoute Me Massardier.

Pascale Lemare, alors responsable du service adoption au département de Seine-Maritime, avait expliqué, dans un entretien diffusé le 18 juin sur France Bleu, que “les couples homosexuels ne sont pas exclus [de l’adoption] mais ils ne sont pas prioritaires”. Ces couples sont “eux-mêmes un peu atypiques par rapport à la norme sociale mais aussi la norme biologique [donc il faut que] leur projet supporte des profils d’enfants atypiques, un enfant dont personne ne veut”, avait-t-elle ajouté.

Pascale Lemare a, depuis, été relevée de ses fonctions, “à titre conservatoire”. Le président du Conseil départemental, Pascal Martin, a également demandé “qu’un audit externe du service concerné soit engagé afin de vérifier les modalités de fonctionnement, qui jusqu’à présent, n’ont jamais été prises à défaut”. Le Défenseur des droits s’est également saisi de l’affaire.


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