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Une Libanaise condamnée à 8 ans de prison au Caire pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel en Egypte

Cette touriste avait été arrêtée fin mai à l’aéroport du Caire alors qu’elle s’apprêtait à quitter le pays.

Elle a été reconnue coupable d’avoir “porté atteinte au peuple égyptien”. Une Libanaise a été condamnée, samedi 7 juillet, à huit ans de prison en Egypte, après la diffusion d’une vidéo dans laquelle elle affirmait avoir été victime de harcèlement sexuel. Cette touriste, Mona al-Mazbouh, avait été arrêtée fin mai à l’aéroport du Caire alors qu’elle s’apprêtait à quitter le pays.

Dans sa vidéo, qui a affolé les réseaux sociaux, la jeune femme âgée de 24 ans se plaint d’avoir été sexuellement harcelée aussi bien par des chauffeurs de taxi que par des jeunes hommes dans la rue. Elle parle également de la mauvaise qualité du service dans les restaurants pendant le mois du ramadan et évoque un incident au cours duquel on lui avait volé de l’argent lors d’un précédent voyage en Egypte, qu’elle qualifie de “pays de salopards”.

Ces accusations ont ulcéré des citoyens égyptiens, dont certains ont appelé à son arrestation et déposé plainte. Mona al-Mazbouh a alors diffusé une autre vidéo affirmant que son intention n’était pas d’insulter les Egyptiens et que, dans son précédent enregistrement, elle ne mettait pas en cause “tout le peuple égyptien”.

Mais le tribunal du Caire l’a jugée coupable d’avoir volontairement propagé de fausses rumeurs susceptibles de nuire à la société, de s’en être pris à la religion et d’avoir tenu des propos indécents.

Un cour d’appel va examiner son cas le 29 juillet, a indiqué son avocat. “(…) Avec tout le respect dû à l’institution judiciaire, c’est un verdict sévère. Il rentre dans le cadre de la loi, mais le tribunal a appliqué la peine maximale”, a poursuivi Emad Kamal, ajoutant que sa cliente souffrait de dépression et qu’elle avait subi une opération en 2006 rendant plus difficile le contrôle de ses émotions.

Les défenseurs des droits de l’homme égyptiens disent devoir faire face à la plus féroce répression qu’a jamais connue le pays sous le régime du président Abdel Fattah al Sissi, investi début juin pour un deuxième mandat. 


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