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Coupe du monde 2018 : que faisaient les Bleus d’aujourd’hui le 12 juillet 1998 ?

Franceinfo revient sur l’histoire des 23 joueurs de l’équipe de France de football, qui sont particulièrement jeunes.

L’équipe de France de football, dont la moyenne d’âge est (seulement) de 25 ans et demi, affronte la Croatie, dimanche 15 juillet, en finale de la Coupe du monde. Que faisaient les Bleus actuels le 12 juillet 1998, lorsque Didier Deschamps, Zinédine Zidane et leurs coéquipiers étaient sacrés champions du monde ? Franceinfo revient sur ce jour historique pour la France au travers des histoires personnelles des Bleus de 2018.

Celui qui n’était pas né

Kylian Mbappé. Le 12 juillet 1998, le jeune prodige n’avait pas encore vu le jour (il est né le 20 décembre 1998). Mais cela ne l’a pas empêché d’admirer les champions du monde dans sa jeunesse. En 2005, il a rencontré Thierry Henry. Et ce dernier l’a chaleureusement salué après la demi-finale contre la Belgique.

Ceux qui ne s’en souviennent pas (ils sont très nombreux)

Benjamin Pavard. Celui qui est surnommé “Jeff Tuche” par ses camarades n’avait que 2 ans lors de la finale du 12 juillet 1998. Il n’en garde aucun souvenir. Mais le défenseur a quelque chose en commun avec un autre défenseur sacré champion du monde : Lilian Thuram. Avec sa fantastique reprise de volée face à l’Argentine, il est le premier défenseur de l’équipe de France à avoir marqué depuis le doublé du défenseur champion du monde, face à la Croatie en 1998. “Le coach m’a dit que je lui avais fait penser à Lilian Thuram”, a-t-il déclaré, le 30 juin, comme le rapporte L’Equipe. Espérons qu’il continue à s’inspirer de son glorieux aîné pour obtenir le même palmarès.

Samuel Umtiti. “Le 12 juillet 1998 ? J’avais 4 ans et, franchement, je n’en ai aucun souvenir”, a répondu le défenseur au Parisien, en 2016.

Corentin Tolisso. Il n’avait que 3 ans et ne se souvient de rien. “J’étais trop petit en 1998 et en 2000 pour voir jouer les Bleus, a-t-il déclaré à L’Humanité, en juin. Mon premier souvenir, c’est 2002 et la blessure de Zidane avant la Coupe du monde. Je commençais à jouer, j’avais juste des rêves de gamin.”

Lucas Hernandez. Le défenseur de l’Atlético Madrid n’avait que 2 ans. “La Coupe du monde 1998, j’étais trop jeune, a-t-il déclaré à L’Equipe, en mai. Les Coupes du monde remportées par l’Italie [2006] et l’Espagne [2010], ce sont mes premiers souvenirs.”

Benjamin Mendy. Le défenseur de Manchester City avait presque 4 ans (il est né le 17 juillet 1994). Il ne se souvient de rien mais il s’est documenté. Et cela l’a galvanisé. “J’ai vu des images sur les réseaux sociaux. Partout en France, c’était quelque chose de fou, les joueurs sur les Champs-Elysées. C’est motivant, ça donne envie”, a-t-il déclaré, rapporte Europe 1 Sports.

Presnel Kimpembe. Il n’avait que 2 ans. Mais il a publié, sur Instagram, une photo de lui (non datée) avec le maillot de l’équipe de France du Mondial 1998.

“Sa plus belle émotion” de Coupe du monde remonte à 2006, a-t-il confié à la chaîne foot d’Orange. “Quand la France gagnait, on avait le droit d’aller s’amuser un peu sur les Champs-Elysées”, a-t-il précisé.

Ousmane Dembélé. L’attaquant n’avait qu’un an. “Quand on me parle de Mondial, je pense à 2006 parce que je n’ai pas de souvenirs de 1998”, a-t-il déclaré en conférence de presse, début juin.

Thomas Lemar. Il n’avait que 2 ans et demi. Mais c’est lors de cette Coupe du monde que le petit garçon s’est mis au football. “Cela a commencé au moment de la Coupe du monde 1998 (…) Et un jour que je regardais un match, il me bredouille : ‘Papa, tu vas voir, je sais jongler !’ Au départ, je n’y ai pas prêté attention. Et puis j’ai jeté un coup d’œil, c’est vrai que ça m’a surpris !”, a raconté le père du joueur à Ouest-France.

Florian Thauvin. Il avait 5 ans. La finale du 12 juillet 1998 ? Il ne s’en souvient probablement pas vraiment. Interrogé sur son premier souvenir de foot, Florian Thauvin évoque les déplacements qu’il effectuait avec son équipe. “On partait faire des tournois, des fois sur plusieurs jours. Et c’étaient des bons souvenirs.”

Ceux qui ont un vague souvenir

N’Golo Kanté. Il avait 7 ans. “Mes premiers souvenirs de foot remontent à 1998. Les Bleus, c’est le match qui passe sur TF1, celui que tout le monde regarde et dont on parle le lendemain”, a-t-il déclaré au Parisien, en 2016, sans parler spécifiquement du soir de la finale.

Raphaël Varane. “Je me souviens quand mon père a célébré les buts, j’avais 5 ans mais ça m’a marqué”, a-t-il déclaré à l’AFP.

Djibril Sidibé. Il avait presque 8 ans puisqu’il est né le 29 juillet 1992. Le 12 juillet 1998, “j’étais dans mon salon avec toute ma famille”, a-t-il répondu à Konbini, qui lui a posé la question.

Nabil Fekir. Ce jour-là, il avait presque 5 ans (il est né le 18 juillet 1993). Mais il garde une vague trace du sacre français. Interrogé par So Foot, en mai, sur son meilleur souvenir de la Coupe du monde, il a déclaré : “La victoire de l’équipe de France en 1998, c’est le meilleur souvenir pour pas mal de Français.” Et d’ajouter : “Sinon, la panenka de Zinédine Zidane en finale contre l’Italie [en 2006]”.

Ceux qui fêté la victoire dans la rue

Olivier Giroud. L’attaquant avait 11 ans. Ses souvenirs sont précis. “C’est la compétition que j’ai suivie avec le plus de ferveur. On se mettait du bleu-blanc-rouge sur le visage. Le 12 juillet, on était même partis en famille klaxonner pour fêter le sacre”, a-t-il raconté au Figaro. Il a également dit à l’AFP se souvenir “surtout d’une équipe pas forcément destinée à ça et qui est allée chercher cette Coupe du monde”.

Hugo Lloris. Il avait 12 ans et était en vacances avec ses grands-parents, dans un camping-car. “J’ai vécu le match de la finale avec eux puis j’ai rejoint les copains pour vivre la folie dans les rues. Voir les gens heureux, c’est surtout ça en fait”, se souvient-il dans les colonnes de L’Équipe.

Steve Mandanda. A l’époque, le gardien avait 13 ans. “Je m’en rappelle bien parce que j’étais chez mes parents à Evreux, a-t-il raconté à France Football. Je suivais ce match en famille et ça a été un grand moment, quelque chose de fort, qui m’a marqué.”

J’ai encore les images de la folie qu’il y a eue autour de ce match, pendant et après le match.Steve Mandandaà “France Football”

Adil Rami. Il avait 13 ans et garde des souvenirs précis de la soirée. “Les deux buts d’El maestro [Zinédine Zidane] en finale face au Brésil resteront gravés dans ma mémoire, a-t-il raconté sur le site de l’UEFA, en 2016.

Le soir de la finale, j’étais dans mon quartier à Fréjus. Je me souviens des cris de joie, d’une France qui chante. J’en ai encore la chair de poule quand j’y pense.Adil Ramià l’UEFA

Blaise Matuidi. Il avait alors 11 ans. “Je me souviens parfaitement de tous les matchs de cette Coupe du monde. La finale avait été magique face à la meilleure équipe du monde du moment, avait-il déclaré, en 2016, au site de l’UEFA. 3-0 au Stade de France, avec un doublé fantastique de Zizou, c’était parfait. Ce soir-là, j’étais devant ma télé en famille. Dans mon quartier, tout le monde tapait sur des casseroles pour célébrer cette victoire. C’était génial.”

Paul Pogba. Il avait 5 ans et regardait le match en famille, chez lui. “Dès qu’on a gagné, on est tous sortis dehors. On est partis sur les voitures, ça klaxonnait. On était tous contents”, a-t-il raconté à la Fifa, en 2014.

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Celui qui chassait les autographes

Antoine Griezmann. Il avait 7 ans et était poussin à Mâcon (Saône-et-Loire) en 1998. Il a raconté avoir deux souvenirs de France-Brésil : l’un en 1998, l’autre en 2006. Surtout, il y a vingt ans, en pleine Coupe du Monde, Antoine Griezmann chassait les autographes des Bleus.

Ceux que ça a inspirés

Alphonse Areola. Le troisième portier français n’avait que 5 ans le 12 juillet 1998. Ses souvenirs de la finale sont peut-être flous mais ce n’est pas grave, car il a mesuré depuis l’exploit réalisé ce jour-là par les hommes d’Aimé Jacquet. “On espère faire comme eux. On prend exemple sur eux, à nous d’être aussi bons pour ramener cette deuxième étoile en France”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, le 7 juin.

Steven Nzonzi. Le milieu de terrain du FC Séville avait 9 ans lorsque la France a été sacrée championne du monde. Devenu international tardivement, le joueur rêvait de jouer cette compétition-phare. “C’est beau d’avoir la chance de pouvoir vivre une Coupe du monde. Et d’y participer en jouant, c’est encore plus beau”, a-t-il commenté, début juillet, auprès de la Fédération française de football.

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“C’est le rêve de tous les gamins. Quand on est petits, on se dit pas qu’on va la jouer forcément. Et quand on la joue, on réalise pas tout de suite.” Mais pour lui, l’heure n’est plus à la rêverie : “Il faut aller au bout, on n’a pas le choix”, a-t-il lancé en conférence de presse après la demi-finale gagnée contre la Belgique.


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