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Défilé du 14-Juillet : au cœur d’un entraînement des démineurs-plongeurs à Toulon

Parmi les milliers de soldats qui vont défiler sur les Champs-Élysées, il y aura des démineurs-plongeurs. Ces militaires sont mis à l’honneur après être partis en mission à Saint-Martin, au lendemain du passage de l’ouragan Irma. 

Ils font partie des militaires qui sont mis à l’honneur ce 14-Juillet. Les plongeurs-démineurs qui ont participé aux opérations de secours à Saint-Martin après le passage de l’ouragan Irma défilent samedi sur les Champs-Élysées à Paris. Le reste de l’année, ces soldats s’entraînent à Toulon, dans le Var. Lorsqu’ils plongent, l’eau est à 14 degrés au fond. Sur le Pluton, leur navire-base, les gestes de préparation sont machinaux.

Chaque membre du groupe des plongeurs-démineurs de la Méditerranée a des centaines, voire des milliers de plongée à son actif. Le briefing est sérieux, mais l’ambiance est surprenante de décontraction. Le commandant Tutoy est le pacha du Pluton, et le chef du groupe. “Les plongeurs-démineurs, c’est une toute petite communauté. On est à peu près 250 en France. Depuis le début de notre formation, on apprend réellement à laisser les galons en surface pour être avec son binôme qui est vraiment notre assurance-vie. On plonge toujours en binôme, ce qui peut donner cette impression de convivialité”

Les plongeurs-démineurs maîtrisent parfaitement ce milieu technique et potentiellement dangereux qu’est le monde sous-marin, mais ils sont aussi démineurs, une spécialité toute aussi pointue et dangereuse. Ils ont la même formation que les démineurs qui sont à terre. Ces plongeurs sont à la Marine ce que le Génie est à l’armée de terre. C’est aussi un groupe de techniciens, capables de souder, de découper, ou encore de travailler sous l’eau. C’était d’ailleurs leur mission après le passage de l’ouragan Irma. “Il fallait tout d’abord rouvrir les routes maritimes”, explique le premier maître Fabrice, qui a passé 20 jours sur place.

C’était un chaos sous l’eau, obstrué par les bateaux et containers qui étaient naufragésFabrice, Premier maître dans la Marine à franceinfo

Fabrice se souvient que la situation était “spectaculaire” sur l’ile. “On voyait qu’elle était vraiment sinistrée”. Les plongeurs-démineurs ont relevé une centaine d’épaves à Saint-Martin, mais ils n’ont pas fait que cela, précise le maître Mickael. “Quand on sortait de l’eau, on allait déblayer les maisons et les rues pour pouvoir redonner un petit peu de vie au quartier. Il y avait une boulangerie qui n’arrivait plus à se faire approvisionner en farine, et pour la petite histoire, on a réussi à se débrouiller à avoir quelques sacs de farine, et on leur a offert. Ils ont eu un grand sourire, les larmes aux yeux et le lendemain on avait des croissants tout chaud, c’était génial”, raconte-t-il en souriant.    

A Toulon, le reportage de Franck Cognard

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