Publicités

Ingérences russes dans la campagne américaine : Facebook et Twitter font leur mea culpa

Devant les deux chambres du Congrès des Etats-Unis, les dirigeants des deux réseaux sociaux ont reconnu avoir réagi trop lentement, tout en assurant faire beaucoup mieux aujourd’hui. 

Facebook et Twitter font amende honorable. Les dirigeants des deux réseaux sociaux ont reconnu lors d’une audition la commission du Renseignement du Sénat américain, mercredi 5 septembre, que leurs sociétés avaient réagi trop lentement aux ingérences russes dans la campagne électorale de 2016

La Russie – qui dément catégoriquement – est soupçonnée d’ingérence dans l’élection de Donald Trump en 2016, notamment en piratant les ordinateurs du parti démocrate et en menant une campagne anti-Hillary Clinton sur les réseaux sociaux.

Le patron de Twitter, Jack Dorsey, a admis devant  que son service de micro-messages n’était pas “préparé” pour faire face à ce type de manipulations. La numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, a également reconnu que le premier réseau social au monde avait tardé à lutter contre les campagnes de désinformation.

Ils ont toutefois défendu leurs initiatives pour limiter les risques de nouvelles ingérences électorales, alors que nombre d’élus leur reprochent leur inefficacité. “Nous avons supprimé des centaines de pages et de comptes impliqués dans un comportement trompeur coordonné (…)”, a déclaré Sheryl Sandberg devant les sénateurs. “Lorsque de mauvais acteurs essaient d’utiliser notre site, nous les bloquons”, a-t-elle assuré.

Jack Dorsey a également souligné que Twitter avait considérablement renforcé la surveillance des opérations de manipulation sur sa plateforme, et en a voulu pour preuve le signalement aux autorités le mois dernier de comptes soupçonnés d’être basés en Iran. Il a ajouté que 770 comptes avaient été supprimés pour avoir violé les règles de conduite de Twitter.

Les explications des dirigeants des réseaux sociaux n’ont pas semblé convaincre les élus. “Malheureusement, rien n’a été fait pour résoudre ce que j’avais décrit en novembre (2017) comme une ‘vulnérabilité en matière de sécurité nationale’ et un ‘risque inacceptable'”, a réagi le président de la commission sénatoriale, le républicain Richard Burr. “Ce problème ne va de toute évidence pas disparaître. Je ne suis même pas sûr que l’on aille dans la bonne direction”, a-t-il insisté.

Avant le début de l’audience au Sénat, essentiellement consacrée aux ingérences étrangères, Donald Trump était monté au créneau en accusant les réseaux sociaux d’interférer eux-mêmes dans la campagne des élections de mi-mandat au Congrès, le 6 novembre, dans le but selon lui de favoriser une victoire démocrate.

L’autre géant internet, Google, accusé notamment par le président Trump de favoriser les opinions de la gauche américaine, était le grand absent de cette audition.

Jack Dorsey est également attendu dans l’après-midi à la Chambre des représentants, pour répondre aux accusations de partialité envers les républicains comme l’a dénoncé Donald Trump.


Continuer à lire sur le site France Info

Publicités
Publicités
%d blogueurs aiment cette page :