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Theresa May accuse le renseignement militaire russe d’avoir organisé l’attaque au Novitchok, deux hommes recherchés

La Première ministre britannique l’a annoncé peu après le lancement de deux mandats à l’encontre de deux ressortissants russes, suspectés d’avoir contaminé la porte d’entrée de l’ex-espion russe Sergueï Skripal avant de quitter le Royame-Uni le jour-même. 

La Russie de nouveau ciblée par Theresa May. La Première ministre britannique a directement mis en cause le renseignement militaire russe, mercredi 5 septembre, dans l’affaire de l’attaque au Novitchok de l’ex-espion russe Serguei Skripal et de sa fille Ioulia. L’annonce a été faite peu après le lancement d’un mandat d’arrêt à l’encontre de deux hommes titulaires de passeports russes aux noms d’Alexander Petrov et Ruslan Bochirov. “Le gouvernement a conclu que ces deux individus (…) sont des officiers des services de renseignement militaires russes, le GRU”, a détaillé Theresa May.

L’empoisonnement avait déjà été attribué par Londres à Moscou, qui nie toute implication, ce qui avait engendré une crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux.

Dans un communiqué, le parquet britannique a précisé avoir retenu contre les deux hommes trois chefs d’accusation : conspiration en vue de commettre un meurtre, tentative de meurtre – contre les Skripal et un policier britannique qui avait été contaminé après leur avoir porté secours en mars à Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre – et usage et possession de Novitchok, un puissant agent innervant.

La Russie a réagi à l’annonce des mandats d’arrêt mercredi en affirmant ne pas savoir qui sont ces deux hommes. “Les noms et les photographies qui ont été publiés dans les médias ne nous disent rien”, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, citée par l’agence de presse publique Tass.

Moscou est sous le coup de sanctions économiques imposées par les Etats-Unis à la suite à cette affaire, rentrées en vigueur le 27 août. L’impact réel des mesures est difficile à évaluer mais elles pourraient être suivies d’autres plus sévères, et l’annonce de cette décision avait fait chuter les marchés financiers russes et le rouble.

Trois mois après l’empoisonnement des Skripal, le Novitchok a fait deux nouvelles victimes à Amesbury, ville voisine de Salisbury, dont une est décédée. Charlie Rowley, 45 ans, et sa compagne Dawn Sturgess, 44 ans, avaient été admis à l’hôpital de Salisbury le 30 juin. Ils avaient manipulé un flacon, qu’ils pensaient être une bouteille de parfum, contenant l’agent innervant hautement toxique. Si Charlie Rowley s’en est sorti, Dawn Sturgess, une mère de trois enfants, est morte le 8 juillet. 


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