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La BD de la semaine : “Les Cavaliers de l’apocadispe”, les très drôles Ecritures

Dix ans que les lecteurs du magazine Spirou attendaient ça. Le sommet d’humour absurde de Libon, Les Cavaliers de l’apocadispe, sort enfin en album à l’occasion de la rentrée. Y sont compilées une vingtaine d’aventures d’une bande de trois cancres qui préfèrent bricoler une fusée à propulsion nucléaire dans la forêt en se servant dans une base militaire plutôt que d’étudier leurs tables de multiplication à l’école. Et ce avec une écriture et un humour à nul autre pareil.

Ça parle de quoi ?

Les cavaliers de l’apocalypse apparaissent dans l’Evangile selon Saint-Jean, et répandent terreur et désolation partout où ils passent. Si dans les Ecritures, ce sont quatre puissants chevaliers, dans la BD ce sont trois gamins, qui décident de se surnommer ainsi lors d’une heure de colle passée à recopier le dictionnaire. “Les cavaliers machin, c’est cool comme nom”.

Olive, Jé et un dernier camarade curieusement non-nommé font vivre l’enfer à leur maîtresse, à l’institution scolaire et aux adultes en général. Comme quoi leur surnom n’était pas si mal choisi, encore que bien des catastrophes se produisent à l’insu de leur plein gré.Mais pas toujours. “Vous faites quoi ?” “On va jouer au toboggan de granit de l’enfer : on monte là-bas, on glisse à fond les manettes, on se rattraper au sapin là-bas et on recommence !” Ou encore. “Re-bonjour, je vous appelle parce qu’un ami s’est coincé une vache dans le nez. Non, non, ce n’est pas celui avec les fesses. Voilà, ce sont deux amis différents. Ah, je crois que ça a coupé…”

Pourquoi on adore

L’univers de Libon, l’auteur de la série, est peuplé de personnages absurdes (mais pas forcément méchants). Avant Les Cavaliers, il avait déjà signé la série Jacques, le petit lézard géant, l’histoire d’un lézard à taille humaine (petit géant, donc), unique victime de l’explosion d’une mini bombe atomique, qui débarque dans une ville paisible et y sème la zizanie. Et pas seulement parce qu’il parle. Signalons aussi Animal Lecteur, les tribulations d’un libraire BD face à la surproduction, qui a donné sept chouettes albums avant l’arrêt de la série en juin dernier. Ou encore Hector Kanon, une version beauf de cette galerie de personnages absurdes. Si vous pouffez devant ces Cavaliers de l’apocadispe, on ne saurait trop vous recommander ces autres albums.

C’est pour vous si…

… Vous avez gardé une âme d’enfant, si un jour vous avez joué aux Indiens et que la pelouse du jardin familial s’en souvient encore, si vous travaillez pour l’Education nationale et que vous cherchez à mater les fortes têtes, ou alors si vous vous embêtez en cours et que vous cherchez à vous distraire pendant l’interminable heure de philo de Mme Kantkegaardtsson (mais n’allez pas nous balancer, hein !).

Les Cavaliers de l’apocadispe maîtrisent la situation, tome 1 de la série, par Libon, éd. Dupuis, 68 p., 13 euros environ. Tous les visuels illustrant cet article sont crédités Les cavaliers de l’apocadispe par Libon © Dupuis 2018


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