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VIDEO. On a testé la télémédecine, la consultation connectée bientôt généralisée en France

A partir du samedi 15 septembre, vous pourrez consulter votre médecin traitant sans avoir à vous déplacer dans son cabinet. Après une dizaine d’années d’expérimentation, le gouvernement entend ainsi généraliser la pratique de la télémédecine, jusqu’ici réservée à des patients jugés prioritaires, notamment ceux vivant dans des déserts médicaux ou atteints d’une affection de longue durée. Pour voir comment se déroule une consultation par visioconférence et ce que cela change dans la relation entre le patient et son médecin, franceinfo a fait le test.

A Strasbourg, la start-up TokTokDoc a conçu une application de téléconsultation pour tablettes tactiles, qui équipe déjà une soixantaine d’Ehpad, principalement en Alsace et en Lorraine. Elle permet à des médecins généralistes et spécialistes un suivi médical à distance des résidents. Un infirmier assiste les personnes âgées et se charge de manipuler la tablette et les outils médicaux électroniques qui peuvent y être connectés. C’est cette application que nous avons testée. 

Rendez-vous (virtuel) est pris avec Laurent Schmoll, médecin oto-rhino-laryngologiste et cofondateur de TokTokDoc. Pour qui a l’habitude des conversations par webcam, la prise en main de l’application est un jeu d’enfant. Le visage du médecin apparaît sur l’écran de la tablette et celui du patient sur l’ordinateur du praticien. La téléconsultation se déroule comme une consultation en face-à-face.

L’application permet d’envoyer au médecin des photos, prises en temps réel ou chargées au préalable sur la tablette. Le praticien peut ainsi examiner un électrocardiogramme, un bilan d’analyses médicales ou un cliché d’un grain de beauté suspect, par exemple. Un appareil médical électronique, comme un stéthoscope, peut aussi être connecté. Le médecin peut ainsi ausculter à distance cœur et poumons. Une fois le diagnostic posé, le praticien remplit un compte-rendu, une ordonnance et une feuille de soins, comme pour n’importe quelle consultation. La feuille de soins est transmise à l’Assurance maladie par le médecin. Quant à l’ordonnance, le patient n’a plus qu’à l’imprimer pour se rendre à la pharmacie. 

La téléconsultation est prise en charge par l’Assurance maladie comme une consultation classique et facturée au patient au même tarif : 25 euros pour un généraliste, 30 euros pour un spécialiste. Les autorités de santé y voient une réponse au vieillissement de la population, mais aussi à l’augmentation des maladies chroniques, à la désertification médicale et aux contraintes budgétaires.

L’Assurance maladie envisage notamment que des infirmiers ou des pharmaciens s’équipent et accueillent les patients souhaitant consulter leur médecin à distance. “Cela va améliorer l’accès aux soins, aussi bien pour les gens dans les villes que pour les gens dans les campagnes”, estime Laurent Schmoll. 

Le médecin prévient toutefois que la télémédecine ne remplacera pas les consultations en cabinet. “Entre deux consultations physiques, vous pouvez faire une téléconsultation pour régler un problème ponctuel. On peut faire presque tout. Bien sûr, on ne peut pas toucher le patient. On peut l’ausculter, on peut évidemment échanger autant qu’il le faut. Il ne s’agit pas de faire de la médecine à tout prix, il s’agit de faire de la téléconsultation dans les bonnes indications.” 


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