Publicités

Avant l’Elysée, la Maison Blanche et Buckingham Palace ont aussi vendu des mugs (et continuent de le faire)

A l’occasion des Journées du patrimoine, la présidence de la République lance une série d’objets labellisés “Elysée”. Cette pratique, qui peut s’avérer très rentable, existe déjà dans d’autres pays.

“Croquignolesque”, “poudre de perlimpinpin”, “Première dame” : l’Elysée a lancé, vendredi 14 septembre, une collection de tee-shirts estampillés “présidence de la République”, faisant référence à Emmanuel Macron ou à des symboles français. Des macarons, des crayons de couleur et des mugs bleus, blancs, rouges, sont ainsi proposés à la vente sur la boutique officielle de l’Elysée. S’ils sont inédits dans notre pays, ces produits sont pourtant habituels ailleurs dans le monde. Petit tour d’horizon de ces objets “officiels”… pas toujours du meilleur goût.

Etats-Unis : casquettes Trump et bustes Lincoln

A quelques centaines de mètres du 1600, Pennsylvania Avenue, à Washington D.C. (Etats-Unis), se dresse un des magasins de souvenirs les plus proches de la Maison Blanche, le White House gifts. Statuettes à l’effigie du président, tee-shirts, magnets… Les citoyens américains et les touristes peuvent aussi repartir avec la casquette rouge frappée du fameux slogan de Donald Trump, “Make America Great Again”, la casquette la plus vendue dans l’histoire de cette boutique privée, comme le rapporte le New York Times.

Au sein de la Maison Blanche, il est également possible d’acheter des produits dérivés, officiels cette fois, mais plus classiques. Au départ des visites guidées se tient un petit comptoir où sont vendus les produits de la White House Historical Association, une association créée en 1961 avec le soutien de l’ancienne première dame Jacqueline Kennedy pour la préservation de la Maison Blanche et de ses meubles historiques.

Parmi ces “goodies” officiels, des puzzles d’images de la Maison Blanche, des livres, des foulards entre 195 et 275 dollars, ou encore des bustes d’anciens présidents, entre 90 et 150 dollars. On retrouve une plus large gamme de ces produits au centre d’accueil des visiteurs de la Maison Blanche, géré par les services des parcs nationaux américains. 

Royaume-Uni : vaisselle royale et peluches

La famille royale britannique, de son côté, profite de ce marché depuis de nombreuses années. Sur son site officiel, Buckingham Palace vend des services à vaisselle, des objets décoratifs et des peluches de tradition anglaise. Les mariages princiers et les naissances de ces dernières années ont été autant de nouvelles raisons pour créer des “collections” inédites, vendues à prix d’or aux passionnés. 

Le 23 avril dernier, la naissance du petit Louis de Cambridge, troisième enfant de Kate Middleton et de son mari William, a par exemple donné lieu à une multitude d’objets dérivés, vendus entre 17 et 142 euros. Le mariage de Meghan et Harry, au début de l’été, a également été l’occasion de créer un logo et une gamme de nouveaux goodies, tous en vente sur le site de la marque Buckingham Palace. Beaucoup plus classiques que les poupées américaines de Donald Trump, les produits “royaux” se déclinent en tasses, porte-clés dorés ou boîtes de thé… Comptez tout de même près de 10 livres (11 euros) pour un calendier du “royal wedding” et 35 livres (40 euros) pour une bougie souvenir odorante. 

Le Parlement britannique met en avant, quant à lui, ses spécialités nationales, en proposant à ses visiteurs du thé ou des biscuits écossais. Ou, plus étonnamment, des canards en plastique pour célébrer le combat des suffragettes pour le droit de vote des femmes. 

Ailleurs en Europe : du décapsuleur du Bundestag au porte-clés du Parlement belge

Les institutions législatives de nos voisins vendent aussi leurs objets souvenirs, comme la boutique du parlement fédéral belge qui propose des pièces de maroquinerie et des gadgets (notamment des stylos et des porte-clés) aux couleurs de la Chambre et du Sénat. On y trouve même des décapsuleurs de bière, comme dans la boutique officielle du Bundestag en Allemagne. En France, l’Assemblée nationale possède aussi sa propre boutique de cadeaux : sur son site Internet, on peut ainsi retrouver des bavoirs pour enfant estampillés d’un coq, symbole national, ou des tire-bouchons aux couleurs du drapeau français.

La ville de Paris s’est également lancée, depuis cinq ans, dans la labellisation de ses produits dérivés, délivrant sous licence le droit d’exploiter sa marque. Sur le site de la boutique officielle de la ville, on trouve des bracelets, des coffrets de thé, des tee-shirts… La municipalité fournit un logo et une charte graphique aux entreprises avec lesquelles elle collabore, comme l’expliquent Les Echos, et ces entreprises doivent en retour reverser 10 % des recettes de ces ventes à la mairie de Paris. Une stratégie qui pourrait s’étendre à bien d’autres collectivités, puisque l’agence du Patrimoine immatériel de l’Etat, sous la houlette du ministère de l’Economie, a mis en juin 2016 à disposition des collectivités un guide intitulé “Développer des produits dérivés”. 


Continuer à lire sur le site France Info

Publicités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :