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Venezuela: pour le patron de l’OEA, il ne faut pas «exclure» l’action militaire

C’est une déclaration qui pourrait faire du bruit. Luis Almagro a achevé vendredi 14 septembre 2018 une visite de trois jours en Colombie, pour s’informer de la vague migratoire des Vénézuéliens dans ce pays limitrophe. Et à cette occasion, le secrétaire général de l’OEA, une organisation qui regroupe tous les gouvernements des Etats d’Amérique, n’a pas été complètement diplomate.

« En ce qui concerne une intervention militaire visant à renverser le régime de Nicolás Maduro, je pense que nous ne devons exclure aucune option, a lancé l’ancien ministre uruguayen. Parce que ce régime est indéniablement en train de commettre des crimes contre l’humanité et des violations de droits de l’homme. »

« Devant la souffrance des gens, devant l’exode de la population que le gouvernement vénézuélien a provoqué, des actions diplomatiques doivent être menées en premier lieu, mais nous ne devons exclure aucune autre action. Les Vénézuéliens ont payé un prix très élevé pour pouvoir retrouver leur liberté et leur démocratie. Et jusqu’à présent, ils ne l’ont pas encore retrouvé », estime-t-il.

Cette déclaration survient une semaine après des révélations du New York Times à ce sujet. Selon le journal américain, des responsables de Washington ont déjà rencontré en secret des militaires vénézuéliens rebelles pour évoquer un possible renversement du président Nicolás Maduro, avant d’abandonner ce projet.

Aux yeux de M. Almagro, c’est une question de démocratie. « La communauté internationale, dit le numéro un de l’Organisation des Etats américains, doit fait face à ses responsabilités et ne doit pas permettre l’installation d’une dictature au Venezuela. Une dictature qui met en danger la stabilité de toute de la région. »

► À relire : L’Amérique latine en quête de solutions face à l’exode des Vénézuéliens


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