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“Vous ne voyez pas qu’ils laissent mourir le quartier exprès ?” : la colère d’habitants de Marseille après l’effondrement de deux immeubles

Dans le quartier Noailles, des riverains des bâtiments qui se sont effondrés lundi témoignent de la vétusté de leurs habitations, qu’ils jugent inquiétantes. 

Dans le quartier de Noailles, du 1er arrondissement de Marseille, où s’est produit l’effondrement de deux immeubles, lundi 5 novembre, le sentiment des habitants se partage entre inquiétude et colère, a constaté France Bleu Provence

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Dans son appartement du premier étage, rue d’Aubagne, Fouzia a entendu l’effondrement. Elle a eu très peur, mais, dit-elle, ce n’est pas une surprise. “Ce qui s’est passé là, on s’y attendait, lance-t-elle. Même chez nous, regardez… C’est dans un état ! L’électricité à l’ancienne, des compteurs qui ne fonctionnent presque plus… Tout est délabré. Des rats, des souris. On vit avec la peur tous les jours.”   

À la peur s’ajoute la colère. Une jeune femme regarde en pleurs les pompiers qui dégagent peu à peu les décombres. “Ma copine est sous les décombres, hurle-t-elle. Tout ça c’est parce qu’ils laissent la ville mourir exprès ! Vous ne voyez pas qu’ils laissent mourir le quartier exprès ?”

Ils le savent très bien que tous ces immeubles peuvent se casser la gueule ! Ils ne font rien…Une habitante du quartier Noailles

Ces riverains pointent du doigt la mairie. Emmanuelle ne comprend pas pourquoi tous ces immeubles n’ont jamais été rénovés. Ce dont la mairie se défend. “C’est à se demander si le but n’est pas de virer la population de Noailles. C’est lamentable, inhumain”, déplore cette habitante. Le quartier populaire de Noailles, près de la Canebière, fait l’objet d’un programme de restauration depuis plus de quinze ans, mais pour beaucoup d’immeubles, les travaux n’ont jamais commencé.  

La colère des riverains de la rue d’Aubagne à Marseille – un reportage de Mathilde Vinceneux

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