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DIRECT. Midterms : Corentin Sellin, spécialiste des Etats-Unis, a répondu à vos questions

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #MIDTERMS

12h34 : Merci à toutes et à tous pour vos nombreuses questions sur ces élections américaines. Je n’ai malheureusement pas pu répondre à tout le monde, mais j’espère vous avoir permis de mieux comprendre les résultats de ces midterms. Bon après-midi !

12h24 : Oui, on peut penser à Gretchen Whitmer, élue gouverneure du Michigan, Etat gagné par Trump en 2016 et qu’elle a su reconquérir en s’adressant à l’électorat populaire blanc non diplômé, qui avait fui Clinton en 2016. De nombreux représentants nouvellement élus, comme Alexandria Ocasio-Cortez à New York (dans le district du Bronx), sont aussi très populaires, mais leur statut de représentant les rendra moins audibles à l’échelle nationale. Gavin Newsom a lui été élu gouverneur de Californie, plus grand Etat de l’union, mais le regard porté par les Etats du Midwest sur les Californiens et leur “modèle de civilisation” (rapport à l’environnement, législation plus dure sur les armes) nuira à sa carrière nationale.

12h24 : Bonjour, y a-t-il une figure qui émerge au sein des démocrates en vue des élections présidentielles de 2020 ?

12h19 : De fait, c’est une décision partagée, puisque chaque parti se retrouve à la tête d’une chambre du Congrès. Cependant, ce constat est superficiel. Les démocrates s’attendaient sans doute à quelques victoires plus spectaculaires de quelques têtes d’affiches, finalement défaites : O’Rourke au Texas, Gillum en Floride, et Abrams en Géorgie, même si elle conteste encore le résultat. Quant aux Républicains, les rodomontades de Trump sur son succès incroyable sont à mettre en rapport avec une carte électorale du Sénat qui était la plus favorable possible pour lui. Sur 35 sièges soumis à l’élection, 26 étaient détenus par des démocrates et 9 par les républicains, dont un seulement dans un Etat gagné par Hillary Clinton. Il y avait peu de danger.

12h12 : Bonjour, Peut-on parler de « match nul » dans ces elections?

12h07 : Ce qui est frappant, 10 ans après l’élection de Barack Obama, c’est que ce dernier a totalement échoué, comme c’était son projet prioritaire, à réconcilier l’Amérique bleue (démocrate) et l’Amérique rouge (républicaine). On a une véritable césure géographique, sociale, et maintenant mentale, entre une Amérique rurale et des petites villes, en particulier dans le Midwest, qui vénère Trump, et une Amérique des grandes métropoles littorales et des élites urbaines diplômées, qui considèrent le chef de l’Etat comme un imposteur.

12h06 : Bonjour à toute l’équipe 😉 ! Peut on encore dire sans un pincement au coeur les États “Unis”(…) d’Amérique au vu des résultats, où la cassure est désormais très nette entre les populations? C’est désespérant :(((

12h04 : Ces élections de mi-mandant auront été mi-chèvre mi-chou pour Bernie Sanders. Il a imposé lors des primaires sa ligne politique avec en particulier son programme de “medicare for all” (sécurité sociale universelle), mais lors de cette nuit des midterms, cette doctrine de gauche a connu plusieurs échecs sévères, en particulier celui de Andrew Gillum, en Floride, qui avait été puissamment soutenu par Sanders. Son âge (il aurait 79 ans, le jour de son investiture) est de toute façon un obstacle qui paraît irrémédiable.

12h02 : Quel est encore le poids de Bernie Sanders ? A-t-il encore une chance pour 2020 ?

12h02 : Il faut nuancer la notion de “retour en force”. La majorité au Sénat des républicains s’est élargie et Trump peut s’en attribuer, à juste titre, la paternité, car il avait tout misé sur ces élections là, faisant campagne en Indiana, en Floride ou au Missouri, ce qui a porté ses fruits. Donald Trump peut au contraire estimé qu’il est plus populaire que jamais auprès de sa base. Et il a de toute façon déjà accumulé un trésor de guerre considérable pour sa réélection, grâce à des levées de fonds : 106 millions de dollars à la mi-octobre 2018, à deux ans du terme, donc.

11h58 : Bonjour Franceinfo. Corentin, pensez-vous que Donald Trump peut être légitime pour se représenter en 2020 après le retour en force des démocrates dans ses élections de mi-mandat ?

12h01 : Le Sénat, dont les membres n’étaient pas originellement élus par le peuple, au XIXe siècle, avait été conçu comme un organe de régulation du suffrage populaire direct exprimé pour la Chambre des représentants. C’est pourquoi le Sénat disposait de prérogatives constitutionnelles de contrôle de la présidence inconnues de la Chambre : confirmation des nominations présidentielles, ratification des traités, pouvoir de destitution du président. Au fil du temps, cette suprématie du Sénat s’est encore accrue, à cause du mode d’élection généralisé après 1913. Chaque Etat vote pour élire deux sénateurs, tandis que les représentants ne sont que ceux d’une circonscription (district). D’ailleurs, depuis le début du XXe siècle, aucun représentant en exercice n’a jamais été élu président des Etats-Unis.

11h54 : Quel est le poids en termes de décisions politiques de la Chambre des représentants par rapport au Sénat ?

11h49 : Il faut distinguer les Etats traditionnellement pivots (Floride, Ohio et Iowa) où Trump et sa coalition électorale ont plutôt bien résisté. Mais dans certains Etats industriels des Grands Lacs comme le Michigan, le Wisconsin et la Pennsylvanie, qui avaient basculé d’extrême justesse en faveur de Trump en 2016, lui offrant la victoire, les résultats semblent indiquer un retour d’une partie des ouvriers blancs dans le giron démocrate.

11h48 : Bonjour. J’aimerais savoir si dans les régions où l’on a voté fortement pour Trump à la présidentielle en 2016, il y a eu un changement radical et une augmentation des votes pour le camp démocrate ?

11h48 : Les chiffres consolidés ne seront pas disponibles avant plusieurs mois, à l’échelle nationale. Il ne faut pas oublier que ce sont les Etats locaux qui sont en charge de l’organisation des élections et certains d’entre eux autorisent par exemple l’inscription le jour même du vote, ce qui complique l’établissement des statistiques. Mais, si on prend l’exemple du Texas, il est déjà clair que l’élection sénatoriale O’Rourke-Cruz a attiré aux urnes presque autant d’électeurs, voire plus, que la présidentielle de 2016. Cela s’explique par un travail de mobilisation à la base des électorats à faible participation (jeunes et minorités).

12h37 : La participation aux Etats-Unis semble avoir été très forte. Peut-on expliquer cette importante mobilisation ?

11h43 : On peut parler d’abord d’un véritable effet générationnel. Les femmes démocrates, en particulier, se sont senties visées dès le début de la présidence Trump par la misogynie des paroles du président, mais aussi par l’hostilité de ses actes envers les droits reproductifs (voir les Women’s March, dès son investiture). Par ailleurs, on peut penser que l’échec répété d’Hillary Clinton a motivé beaucoup de femmes à vouloir à leur tour fracturer ce plafond de verre de la politique états-unienne.

11h40 : Une centaine de femmes élues aux midterms ? Que peut-on en déduire ?

11h40 : La majorité élargie de Trump au Sénat lui donne en tout cas les mains libres pour sa politique étrangère, dont le Sénat est traditionnellement et historiquement la cotutelle avec la présidence. Trump pourra en particulier compter sur un appui renouvelé des sénateurs républicains pour sa politique de sanctions tous azimuts contre l’Iran et ses bras de fer commerciaux avec la Chine, voire l’UE.

11h37 : La majorité de Donald Trump au Sénat lui donne-t-elle finalement la légitimité de ses décisions internationales ?

11h37 : Libre aux démocrates, avec la majorité à la Chambre des représentants, de relancer des enquêtes ou d’en créer de nouvelles, par l’intermédiaire des comités parlementaires. Mais ils devront veiller à ne pas sembler persécuter Trump, qui pourrait en tirer bénéfice électoralement.

11h35 : La victoire des Démocrates à la Chambre va-t-elle faciliter les enquêtes sur Trump ? Merci, bonne journée

11h35 : Il faut attendre les derniers résultats, en particulier, pour le Sénat, en Arizona et dans le Montana, qui peuvent nuancer le jugement. L’élargissement de la majorité républicaine au Sénat, pour un président en exercice, est un incontestable succès. Cependant, il ne doit pas masquer, comme tente de le faire Trump, qu’il devra désormais affronter une Chambre des représentants hostile.

11h33 : Trump peut-il réellement crier victoire après la forte poussée des votes en faveur des démocrates ?

11h33 : Question pour Corentin Sellin : je ne comprends toujours pas qui a gagné entre les démocrates et les Républicains, suivant les chaînes infos, nous entendons des informations contradictoires.

11h06 : Après ces midterms, Joe Biden fait plus que jamais figure de favori pour la course à l’investiture démocrate en vue de la présidentielle américaine de 2020. L’ancien vice-président de Barack Obama est crédité de 29% des intentions de vote, selon un sondage relayé par Le Figaro.

10h52 : Nous organisons un chat à 11h30 avec Corentin Sellin, spécialiste de la vie politique américaine. Si vous avez des questions sur les résultats de ces élections de mi-mandat cruciales pour Donald Trump, n’hésitez pas !

10h52 : Avec une majorité désormais démocrate à la Chambre des représentants, les deux prochaines années s’annoncent difficiles pour Donald Trump. Franceinfo vous détaille les conséquences de l’issue de ces midterms pour le président américain.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, lors d\'un meeting à l\'aéroport d\'Huntington, en Virginie-Occidentale (Etats-Unis), le 2 novembre 2018.

(NICHOLAS KAMM / AFP)

10h19 : “La principale question que je me pose ce matin, c’est si l’arrivée des démocrates à la Chambre des représentants va permettre ou pas la réintégration des Etats-Unis d’Amérique dans l’accord de Paris sur le climat.”

L’ancienne ministre socialiste de l’Environnement était sur franceinfo ce matin.

09h53 : De l’ouverture des bureaux de vote à l’annonce des résultats, nous vous proposons de revivre en photos cette journée électorale américaine.

(CATHAL MCNAUGHTON / ERIC MILLER / REUTERS)

Catch up: https://politi.co/2RFRLsd

Latest numbers: http://politico.com/2018

09h07 : Cette fois, c’est officiel. Les démocrates prennent le pouvoir à la Chambre des représentants. Ils ont 219 élus, contre 194 pour les républicains, et la majorité est à 218.

08h57 : Donald Trump n’en finit plus de s’envoyer des fleurs sur Twitter après ces élections de mi-mandat qu’il considère comme un “immense succès”.

08h36 : Joseph Smallhoover, le porte-parole des démocrates américains en France, explique sur franceinfo que le fait que la victoire de son camp à la Chambre des représentants alors que le Sénat reste aux mains des républicains ne sera pas un problème pour le fonctionnement des institutions américaines. “La Constitution des Etats-Unis prévoit la paralysie, ça fonctionne mieux quand tout est bloqué”, dit-il.

08h28 : Pour Charles Thibout, chercheur à l’Iris, ces midterms se soldent par une “victoire partielle” de Donald Trump. Voici son analyse il y a quelques minutes sur franceinfo.

https://www.washingtonpost.com/graphics/2018/politics/women-congress-governor/?utm_term=.a163c6b11ae4&%3Ftid%3D=sm_pg

08h11 : Selon le Washington Post, ce sont au moins 112 femmes qui vont siéger au Congrès, après ces élections de mi-mandat. Le précédent record de 107 élues est battu.

07h59 : Les électeurs américains un peu trop stressés par l’attente des résultats des midterms peuvent toujours faire une tour sur cette page du New York Times pleine de gifs apaisants.

cat relaxing GIF

07h47 : D’Alexandria Ocasio-Cortez, plus jeune élue de l’histoire du Congrès, à Jared Polis, premier gouverneur homosexuel d’un Etat américain, franceinfo fait le point sur les nouveaux visages issus de ces midterms.

Une pancarte célèbre la victoire de la démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, dans le Queens (New York), le 6 novembre 2018.

(RICK LOOMIS / GETTY IMAGES / AFP)

07h41 : Selon les estimations du New York Times, 114 millions d’électeurs américains sont allés voter. C’est bien plus que les estimations (102 millions) et encore plus qu’en 2014 (83 millions).

07h35 : Pas de vague démocrate, mais une Chambre des représentants bleue, un Sénat toujours républicain et donc une cohabitation qui se dessine pour Donald Trump. Voici les principaux enseignements de ces midterms.

donald trump shrug GIF by Election 2016

07h12 : Ilhan Omar, Ayanna Pressley, Alexandria Ocasio-Cortez… Voici quelques-unes de ces nouvelles figures féminines qui font leur entrée au Congrès américain.

(Kerem Yucel / JOSEPH PREZIOSO / DON EMMERT / AFP)


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