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Qui est Jean-Pierre Bouyer, l’homme qui projetait de poignarder Emmanuel Macron ?

« Mon mari n’était pas dans une situation personnelle ou financière catastrophique. Il n’était pas malade, juste fatigué ces derniers temps. Je n’ai rien vu venir. Je n’adhérais pas à ses “idées”, il disait que j’étais un mouton comme le reste des Français. Je ne peux pas croire qu’il ait voulu attenter à la vie du président de la République. Je ne l’ai jamais vu violent en acte. Nous sommes ensemble depuis 1977 », l’épouse de Jean-Pierre Bouyer, interpellé par la DGSI après avoir projeté de poignarder Emmanuel Macron, est abasourdie. Ce qu’elle lit et entend dans les médias à propos du père de ses deux enfants ne correspond pas à la vie vécue à ses côtés jusqu’à son arrestation.

Aveuglement ? Il venait de supprimer de son compte Facebook son épouse comme amie, mais Jean-Pierre Bouyer, 62 ans, y appelait régulièrement à la sédition. Cet exploitant en bois – mais électromécanicien de formation –, rentré du Gabon il y a deux ans, ne supportait plus l’inaction. Durant la dernière présidentielle, il a milité en faveur de Nicolas Dupont-Aignan. Passée la défaite, le cœur n’y était plus, explique son entourage. Il avait rejoint un groupe radicalisé sur les réseaux sociaux : les Barjols, référence au contingent français au Mali, un groupe fanatisé d’ultra-droite selon lesquels «  l’action est la solution  » et cherchant par tous les moyens à renverser le président de la République. Pour ces adeptes, nous vivrions en dictature. «  Je trouve qu’on ne vit pourtant pas si mal en France, tempère la femme du principal suspect dans l’attentat raté contre le chef de l’État.

« Je recherche des patriotes, pas des voyeurs  »

Macron © DR

Macron © DR

Jean-Pierre Bouyet

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Son mari, lui, lançait régulièrement des appels au recrutement : «  Je cherche des patriotes des vrais pas des figurants (…) des personnes qui désirent donner d’eux-mêmes pour ce pays. Je vous laisse une semaine pour m envoyer un message en mp (message privé, NDLR). Je ne peux être plus clair plus franc. Je recherche des patriotes pas des voyeurs (…)  ». éSi un seul buffle fonce dans un mur à plusieurs reprises, il y a de grande chance à ce qu’il se face mal (sic), mais si un troupeau entier rentre dans le mur celui-ci tombera en une seule fois ! ! je vous laisse méditer car nous réfléchissons à une opération coup de poing  », écrivait-il encore.

Alors que son initiative tombait à l’eau, las de prêcher dans le désert, il finit par se rendre à l’évidence : «  Je sacrifierai pas les miens pour des lâches inconscients.  » Sa folle équipée depuis l’Isère pour rejoindre ses complices dans l’est de la France sur le trajet du président de la République pour tenter de l’assassiner, ainsi que l’indiquent les éléments recueillis durant sa garde à vue, démontre le contraire.


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