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“Il faut retrouver le sens du collectif” : les cadres de Force Ouvrière vont élire le successeur de Pascal Pavageau

Le troisième syndicat de France élit son successeur à partir de mardi, cinq semaines après la démission de Pascal Pavageau et le scandale des fichiers occultes. Les militants veulent désormais tourner la page.

Qui va prendre la tête de Force Ouvrière ? Cinq semaines après la démission de Pascal Pavageau, le syndicat élit son successeur à partir de mardi 20 novembre. Pendant deux jours, 130 cadres, réunis au siège de la Confédération à Paris, voteront pour un des trois candidats en lice.

Faute de consensus, ce sont les trois principales sensibilités internes qui s’affrontent pour le remplacer. Les anarchistes de FO soutiennent Patrice Clos, le patron de la Fédération des Transports, qui dément leur appartenir. Les trotskystes appuie Christian Grolier, numéro un de la fédération des fonctionnaires, qui refuse cette étiquette. Quant aux réformistes, ils adoubent Yves Veryer, un vieux routier du syndicat, qui n’est pas issu de leurs rangs mais proche de leurs idées.

Chez les militants, on a hâte de tourner la page du scandale des fichiers, même si beaucoup restent très amers, comme Hélène Fauvel, qui dirige le syndicat des Finances publiques : “Pour moi c’est inexcusable, depuis quand on a besoin pour connaître ses camarades de faire des fichiers sur eux ? Moi je fais pas de fiches, j’ai au moins 500 pedigrees dans la tête. Ça nous met en porte-à-faux, ça contrevient totalement aux valeurs que nous défendons”.

Pascal, délégué FO dans une entreprise privée, s’est lui aussi retrouvé en porte-à-faux, confronté lui aussi à une affaire de fichiers. Il l’a très mal vécu.

Je trouvais cette initiative encore plus inacceptable venant d’un secrétaire confédéral qui est censé représenter les intérpêts de tous les travailleurs de ce pays que venant d’un responsable des ressource humaines qui fait ce qu’on lui demande de faire, c’est à dire le sale boulotPascalDélégué FO dans une entreprise privée

Aujourd’hui ces militants veulent désormais tourner la page et “retrouver le sens du collectif”, explique Hélène Fauvel. “Je ne me reconnais pas dans ces sensibilités internes. Je n’ai aucune autre carte dans ma poche que la carte FO. Ces trois tendances ne résument pas la complexicité au sein de FO. C’est une organisation où chacun, quelle que soit sa sensibilité, peut trouver sa place. Parce que ce qui nous rassemble, c’est ce que nous faisons ensemble”, ajoute-t-elle. 

Pour Pascal, il faut que le prochain numéro 1 de FO rassemble tout le monde. “Sinon on assisterait à une lutte fratricide entre les différentes sensibilités de FO, et on le paierait en terme de crédibilité vis à vis des travailleurs dans les entrepises et la fonction publique, mais aussi à long terme sur notrre capacité à rebondir”, explique-t-il. 

Les cadres du syndicat annonceront le nom du futur secrétaire général jeudi midi au plus tard.

Déçus, les militants de Force Ouvrière veulent tourner la page des scandales : le reportage de Sarah Lemoine.

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