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VIDEO. La production d’une rose rejette autant de CO2 qu’un trajet de 5 km en voiture

Offrir un bouquet de fleurs est rarement écolo. Roses, lys, chrysanthèmes, les fleurs utilisent beaucoup plus de pesticides et d’engrais chimiques que les productions agricoles. Au Pays-Bas, premier pays européen producteur de fleurs coupées, environ 106 kg de pesticides sont utilisés par hectare de roses et quelque 135 kg par hectare de lys. C’est trente fois plus que pour les cultures de légumes. Ces même pesticides polluent également l’eau et les sols du Kenya, qui produit un tiers des fleurs coupées dans le monde. 

Le marché mondial des fleurs est aussi très gourmand en énergie. Qu’elles viennent du Kenya, d’Ethiopie ou d’Amérique du Sud, les fleurs sont majoritairement exportées en avion. Un moyen de transport qui émet beaucoup de CO2. Mais il y a pire. Selon une étude britannique, une rose produite sous serre aux Pays-Bas produirait six fois plus de CO2 qu’une rose produite au Kenya. En cause, l’énergie utilisée pour alimenter le chauffage et l’éclairage des serres. En moyenne, une seule tige de rose, c’est 1 kg de CO2 rejeté dans l’atmosphère. 

Pour remédier à ce problème, des solutions existent : des fleurs bio, sans pesticides. Autre solution plus répandue, le mouvement “slow flower”. Le principe : des fleurs de saisons vendues en circuit court. Un mouvement qui s’est répandu dans plusieurs pays. Pour les repérer, en France, le label “Fleurs de France” est inscrit sur chacune des fleurs ou bouquets. Nécessitant moins de kilomètres et de pesticides, ces fleurs sont plus respectueuses de l’environnement. C’est aussi une bonne nouvelle pour les abeilles. Dans les magasins européens, des substances toxiques pour elles étaient présentes dans près de 80 % des fleurs testées. 


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