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Les sept séquences qu’il ne fallait pas rater de “L’Emission politique” avec Nicolas Hulot

L’ancien ministre de la Transition écologique était l’invité de France 2, jeudi. Selon lui, la crise des “gilets jaunes” était “évitable”.

“Pour aller bien, il ne faut pas regarder la réalité en face, elle est parfois gênante.” Nicolas Hulot est sorti de son silence pour la première fois depuis sa démission du gouvernement. L’ancien ministre de la Transition écologique était l’invité de “L’Emission politique”, sur France 2, jeudi 22 novembre. Taxe carbone, engagement politique, “gilets jaunes”… Voici les sept séquences qu’il ne fallait pas rater.

Sur sa démission : “aucun regret” mais “une tristesse”

Interrogé dès le début de l’émission sur son départ du gouvernement, Nicolas Hulot a dit n’avoir “aucun regret” mais il a signalé “une tristesse”. “J’avais beaucoup d’espoir dans cette diversité gouvernementale, je trouvais que c’était un gage de succès.” Mais pour Nicolas Hulot, sa démission “est un acte constructif, ce n’est pas l’arrêt de [s]on engagement”.

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Sur la taxe carbone : “Il faut un accompagnement social digne de ce nom”

La taxe carbone, “je l’ai défendue et je l’assume. Mais je l’assume à partir du moment où on la met en œuvre avec une dimension et un accompagnement dignes de ce nom. C’est ce qui a manqué, il faut le dire”, a dit l’ancien ministre. “Je me suis battu et notamment dans les semaines qui ont précédé mon départ pour qu’on change complètement d’échelle dans l’accompagnement social de la transition énergétique et écologique”, a poursuivi Nicolas Hulot.

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Sur les “gilets jaunes” : “une crise évitable”

Nicolas Hulot a déclaré avoir l’exécutif alerté sur le mouvement en cours. “Je veux bien tout assumer, j’ai tenté, quand je n’ai pas convaincu j’en prends acte, mais j’aurais préféré effectivement ne pas avoir eu raison sur le risque d’emballement que l’on connaît”, a-t-il déclaré, confronté à un représentant du mouvement des “gilets jaunes” en duplex depuis Saint-Brieuc. “La France se serait bien passée de cette confrontation qui oppose l’écologie au social, alors que ma volonté était de réconcilier écologie et social. On n’y est pas parvenu et cette crise était évitable”, a insisté Nicolas Hulot.

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A un “gilet jaune” : “Ne mettez pas tout sur le dos de l’écologie”

Lors d’un échange avec Benoît Julou, le porte-parole des “gilets jaunes” de Saint-Brieuc, Nicolas Hulot a demandé de faire la part des choses, de ne pas blamer l’écologie mais de s’en prendre au “matraquage fiscal” et à “l’inégalité fiscale”. Un argument inconcevable pour Benoît Julou. “Le matraquage fiscal, ça commence par l’écologie”, a rétorqué ce dernier. Et de conclure : “Pour l’écologie et seulement pour l’écologie, on va laisser des gens crever au bord de la route.”

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Contre l’essor du populisme : il prône la solidarité

Face à “la tentation du repli sur soi et du populisme”, Nicolas Hulot a proposé “un souffle puissant du respect, de la sobriété, de la solidarité”. Et de poursuivre : “Mais la solidarité, ça ne marche pas dans un monde où la plupart de l’argent qui circule ne participe pas à la solidarité et où 1% [de la population] concentre 93% des richesses de la planète, où la tyrannie de la finance accapare l’ensemble des biens communs.” Il a alors fait allusion au leader de la France insoumise : “Il n’y a pas besoin, pardon pour Jean-Luc Mélenchon, d’être forcément Jean-Luc Mélenchon pour le dire. Et chacun, avec une fibre humaniste, devrait s’en offusquer.”

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Sur Emmanuel Macron : “On n’avait pas le même diagnostic sur l’état de la planète”

Interrogé sur sa relation avec Emmanuel Macron et Edouard Philippe, Nicolas Hulot a déclaré avoir “une estime et presque une amitié pour le président et du respect pour le Premier ministre, mais on n’a pas réussi à se comprendre”. “Je pense qu’on ne mesurait pas la même gravité. On n’avait pas le même diagnostic sur l’état de la planète et sur les menaces qui pèsent sur l’humanité”, a-t-il estimé.

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Sur la présidentielle de 2022 : Il n’y pense “pas une seconde”

Nicolas Hulot va-t-il revenir en politique ? La question se pose, avec pourquoi pas en ligne de mire l’élection présidentielle de 2022. Mais l’intéressé a balayé l’idée : “C’est un fantasme de journalistes”, assure-t-il. Il n’y pense “pas une seconde” et assure que d’ici là, “il se sera passé bien des choses”.


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