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“Gilets jaunes” : 12 des 13 présidents de région appellent l’Etat à “changer de discours” et à prendre des “mesures d’urgence”

Dans une tribune publiée dans “L’Opinion”, ils demandent à l’exécutif de “reconnaître la souffrance de nos compatriotes”, et de décider d’un “moratoire sur la hausse des taxes au 1er janvier”.

Ils évoquent “l’expression vivante d’une fracture territoriale et sociale”. Dans une tribune publiée dans le journal L’Opinion, mardi 27 novembre, 12 des 13 présidents de régions, de droite comme de gauche, appellent l’exécutif à prendre des “mesures d’urgence” face au mouvement des “gilets jaunes”. Seul le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ne figure pas parmi les signataires.

“Ce serait une très grave erreur de caricaturer leur révolte en un mouvement extrémiste manipulé par l’ultra-droite ou l’ultra-gauche”, expriment les élus dans cette tribune, avant le discours attendu, mardi matin, d’Emmanuel Macron. Ils appellent donc l’Etat à “changer de discours” et à “reconnaître la souffrance de nos compatriotes et ne pas la nier”.

Ils réclament aussi “des mesures d’urgence, et en premier lieu un moratoire sur la hausse des taxes au 1er janvier”.

Il faut ‘prendre le temps’ de la fiscalité écologique, réécrire d’une manière qui soit socialement plus acceptable, plus transparente et mieux ciblée.Douze présidents de régiondans une tribune pour “L’Opinion”

Les signataires de la tribune demandent ainsi “la mise en place d’un système d’accompagnement des individus les plus modestes et dépourvus de solutions alternatives de mobilité”.

Le texte est signé par des présidents de région de droite, tels que Valérie Pécresse en Ile-de-France, Renaud Muselier en Paca ou Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes. Le centriste Hervé Morin, président de la région Normandie, est également l’un des signataires. Plusieurs présidents de région de gauche l’ont également signée, tels que François Bonneau dans le Centre-Val-de-Loire, Carole Delga en Occitanie ou Marie-Guite Dufay en Bourgogne-Franche-Comté.

Pour ces élus, le mouvement des “gilets jaunes” “exprime la colère de nos concitoyens des territoires périurbains et ruraux, contraints de se loger toujours plus loin”. Les habitants sont “percutés de plein fouet par les variations des prix des carburants, et stigmatisés en tant qu’automobilistes alors que le parc automobile ne représente pas plus de 15% des émissions de gaz à effet de serre, relèvent les 12 présidents de région.


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