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“J’ai découvert 15 jours après la pose que la prothèse mammaire était potentiellement dangereuse”, déplore une patiente

Après l’enquête collective sur des “Implants Files” qui met en lumière la dangerosité de certaines prothèses mammaires, une patiente témoigne de son expérience qui l’a conduite à se faire réopérer pour éviter un risque de cancer.

“Je me suis dit qu’on n’allait pas rajouter du malheur au malheur”, témoigne Nathalie, mardi 27 novembre sur franceinfo. Pour une reconstruction mammaire en 2015, après un cancer du sein, son chirurgien lui a implanté une prothèse macro-texturée de la marque américaine Allergan. Un implant qu’elle a fait changer dès qu’elle a appris sa possible dangerosité.

>>“Implant files”. Face à la recrudescence des cancers liés aux prothèses mammaires, l’inertie des autorités sanitaires

Avant tout, cette patiente reproche aux autorités sanitaires et aux médecins de ne pas l’avoir informée d’un possible risque. Quinze jours après la pose, je me suis rendue compte, grâce à des articles parus dans la presse écrite, qu’il y avait un problème avec ces prothèses texturées Allergan et qu’elles avaient, dans une mesure minime, provoqué des cancers”, témoigne Nathalie. Elle se précipite “catastrophée” chez son chirurgien. Le médecin a d’abord essayé de rassurer sa patiente. “Il m’a dit : ‘Il y a peu de risques, le pourcentage est très faible, mais je vous change cette prothèse si vous voulez’, dit-elle. C’est ce que j’ai fait.” 

Nathalie affirme qu’elle a eu “la chance de tomber par hasard” sur l’information. “Mon chirurgien venait de me poser cette fameuse prothèse incriminée et il n’a pas fait la démarche de venir vers mois, aussi sérieux soit-il”, ajoute-t-elle, plaignant au passage “toutes les femmes” concernées par ces fichues prothèses” depuis mars 2015, date des premiers articles. “Aujourd’hui, elles doivent extrêmement inquiètes. Ont-elles été informées d’un pourcentage même minime de risque de cancer ? Je n’en sais rien et on ne peut qu’en vouloir aux autorités de santé”, lâche Nathalie. Si elle-même avait été informée avant l’intervention, elle aurait fait un autre choix. “J’ai découvert 15 jours après la pose que la prothèse était potentiellement dangereuse. Si j’avais lu ce papier le matin où je suis allée à la clinique, j’aurais dit stop, on arrête tout. En tout cas, vous ne mettez pas cette marque-là pour éviter de repasser une deuxième fois sur le billard”, conclut-elle. 


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