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La consommation de cannabis en France est au plus haut niveau depuis 25 ans

Plus d’un jeune sur quatre (26,9%) déclare avoir fumé du cannabis en 2017, selon le Baromètre santé 2017 de Santé publique France, conduit avec l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). 

Les Français semblent fumer de plus en plus de cannabis. Les niveaux de consommation de cette substance en 2017 “s’avèrent être les plus élevés depuis 25 ans”, a révélé le Baromètre santé 2017 de Santé publique France, réalisé avec l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), lundi 26 novembre.

La part des consommateurs dans l’année (11%) n’a que légèrement progressé par rapport à la dernière enquête, réalisée en 2014 (10,6%). Mais elle reste élevée en France. Le pays comptait cinq millions de consommateurs de cannabis en 2017, dont 700 000 usagers quotidiens, selon les chiffres officiels. 

Plus d’un adulte sur dix déclarent en avoir fumé l’an dernier. “Le cannabis demeure la première substance illicite diffusée dans la population”, note l’étude, avec 44,8% des Français à l’avoir expérimenté. 

La tranche des 18-25 ans reste la plus consommatrice, avec plus d’un jeune sur quatre (26,9%) déclarant en avoir fumé dans l’année. L’étude observe néanmoins un “vieillissement des expérimentateurs” et “une consommation de plus en plus fréquente après 25 ans”.

“Il y a eu à la fin des années 1990 une large diffusion du cannabis, avec près d’un ado sur deux à l’avoir expérimenté. C’est cette première génération expérimentatrice que l’on retrouve aujourd’hui” parmi les consommateurs plus âgés, explique à l’AFP Stanislas Spilka, l’un des auteurs de l’étude à l’OFDT.

Désormais, toutes les tranches d’âge sont concernées par des niveaux d’usage élevés.Stanislas Spilkaà l’AFP

La consommation dans l’année de cannabis concerne désormais 17,7% des 26-34 ans, 9,4% des 35-44 ans et 5,7% des 45-54 ans. 

Le mode d’approvisionnement est également un marqueur générationnel. Les consommateurs de plus de 35 ans ont davantage recours à l’autoculture (10%, contre 7% dans l’ensemble de la population), même si le “deal de rue” reste largement majoritaire pour près de deux tiers des usagers.

A l’instar de l’alcool et du tabac, la situation professionnelle influence le niveau de consommation du cannabis. On trouve deux fois plus de consommateurs réguliers chez les chômeurs (6,6%) que chez les actifs occupés (3%). Mais, l’étude note “une progression de la consommation parmi les actifs occupés et une stabilisation de celle des chômeurs” entre 2014 et 2017.


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