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“Gilets jaunes” : pourquoi autant d’interpellations à Paris et ses alentours dès samedi matin ?

A 11 heures du matin, près de 500 personnes avaient déjà été interpellées, dont certaines avant même d’atteindre la capitale. 

Le chiffre grossit quasiment tous les quarts d’heure. Près de 500 personnes avaient déjà été interpellées vers 11 heures, samedi 8 décembre, en marge de “l’acte 4” de la mobilisation des “gilets jaunes” à Paris. Un nombre qui n’avait même pas été atteint samedi dernier. Cette journée s’annonçant particulièrement violente, la préfecture de police de Paris a mis en place une stratégie visant à filtrer les individus avant même qu’ils ne gagnent la capitale. Objectif : tenter d’éviter les débordements redoutés.

>> Suivez en direct “l’acte 4” de la mobilisation des “gilets jaunes” samedi à Paris et dans les grandes villes 

“Certaines personnes étaient identifiées et signalées en raison de leurs appels à la violence sur les réseaux sociaux. Elles étaient donc frappées par un interdit préfectoral, prohibant leur accès aux zones de manifestation”, explique une source policière à franceinfo. 

Des contrôles ont également été menés, toujours via un arrêté pris par la préfecture ou sur réquisition du procureur de la République, aux péages situés autour de Paris et dans les gares de la capitale, pour procéder à une fouille des sacs et des véhicules et saisir des armes ou des objets. Parmi les saisies effectuées dans des coffres de voiture, on trouve des couteaux, des marteaux, des boules de pétanque, une batte de base-ball ou encore du matériel de protection

“On ne vient pas faire de la pétanque sur les Champs-Elysées”, ironise Philippe Capon, secrétaire général du syndicat Unsa Police. Selon lui, “on est sur un système de quadrillage faisant appel à la mobilité, la réactivité et la possibilité d’intervention des forces de l’ordre”, qui tranche avec le dispositif de samedi 1er décembre, beaucoup “plus statique”.

Des objets saisis par la préfecture de police de Paris, le 8 décembre 2018.Des objets saisis par la préfecture de police de Paris, le 8 décembre 2018. (PREFECTURE DE POLICE DE PARIS)

Des masques à gaz saisis par la préfecture de police de Paris, le 8 décembre 2018.Des masques à gaz saisis par la préfecture de police de Paris, le 8 décembre 2018. (PREFECTURE DE POLICE DE PARIS)

“Les personnes interpellées avec ce matériel ne sont pas forcément placées en garde à vue. Il leur est confisqué”, reprend la source policière. Sur les 574 personnes interpellées samedi peu avant midi, 272 ont été placées en garde à vue, a annoncé la préfecture. 

Les policiers pratiquent aussi la fouille systématique aux abords des lieux de manifestation et des personnes sont interpellées “sur site”, à Paris. Pour traiter les gardes à vue, de nombreux officiers de police judiciaire ont aussi été réquisitionnés. Les chiffres des interpellations au niveau national, lui, n’est pas communiqué par le ministère de l’Intérieur. 

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