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Manifestations des « gilets jaunes » en direct : 125 000 manifestants en France, 1 385 interpellations

A Marseille, un manifestant “choqué” par la réponse policière

Des incidents ont éclaté en fin de journée dans la ville. Les marins-pompiers ont porté secours à sept personnes légèrement blessées dont cinq ont été transportées à l’hôpital. Ils ont également dû éteindre une trentaine de feux de poubelles et une voiture incendiée. Côté police, une douzaine de gardes à vue étaient en cours pour incendie volontaire en réunion et vols en réunion après le pillage de la Boutique de l’OM sur la Canebière. 

Les forces de police ont, semble-t-il, mieux maitrisé les débordements que le 1er décembre, ayant pour objectif de ne pas laisser s’installer des barricades ou des points fixes alors que des manifestants tentaient d’empiler des barrières sur la Canebière et le Vieux-Port. Mais la réponse policière était-elle proportionnée ? Alors qu’un hélicoptère survole le centre de Marseille et que retentit l’écho des tirs de lacrymogènes, Jean rentre chez lui, à pied. « Choqué » par ce qu’il a vu sur la place de la Bourse. Sur son portable, il montre la photo de la cuisse d’un « petit jeune de 17 ans », marquée par un énorme bleu causé par un tir de flash ball. « J’ai tout vu et je peux vous dire qu’il n’avait rien fait, il portait simplement un “gilet jaune”, un petit jeune sympa, niveau lycée bac professionnel, pas une racaille. Voilà la réponse du gouvernement ».

A 56 ans, bac + 4, ancien cadre des assurances avant d’être licencié, aujourd’hui au RSA après trois ans de chômage, Jean est un “gilet jaune” de la première heure :

« Je sais ce que c’est que l’attaque sur la classe moyenne, j’ai conscience que la vie est devenue trop dure et je me sens solidaire de ceux qui souffrent encore plus que moi. Le mouvement, c’est des retraités, des jeunes qui galèrent et ont peur de l’avenir. Pas le monstre dont parle Castaner, le monstre, c’est eux qui l’ont engendré ».

Alors Jean attend beaucoup de la prise de parole d’Emmanuel Macron. « Soit il prend en compte tout ce qu’on dit, soit il ne bouge pas et il faudra se demander s’il ne veut pas installer une dictature ». 

A Marseille, la journée aura aussi été marquée par la très forte participation à la marche pour le climat qui, dans une ambiance très bon enfant, a, selon les chiffres de la préfecture, regroupé dix mille personnes soit cinq fois plus que les gilets jaunes qui, le matin, ont défilé dans le calme.


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