Eurobasket 2022 : l’équipe de France se qualifie pour la finale en écrasant la Pologne

L’équipe de France ne repartira pas les mains vides de Berlin (Allemagne). Vainqueurs de la Pologne (95-54), vendredi 16 septembre, les Bleus se sont qualifiés pour la finale de l’Eurobasket 2022 et s’assurent une nouvelle médaille internationale. Un an après l’argent aux Jeux olympiques de Tokyo, ils viseront, dimanche (20h30), un deuxième titre continental après celui de 2013, face à l’Allemagne ou l’Espagne.

Cette fois-ci, aucune alerte à déplorer pour les cardiaques. Après les scénarios rocambolesques face à la Turquie (87-86) et l’Italie (93-85) en huitièmes et quarts de finale, les hommes de Vincent Collet ont livré leur match référence dans la compétition. « Clairement le match parfait », a savouré Andrew Albicy au micro de Canal+. Pour leur troisième demi-finale consécutive après la Coupe du monde 2019 et les JO 2021, le moment ne pouvait être mieux choisi.

Certes, l’adversaire polonais, présent pour la première fois dans le dernier carré d’une compétition depuis 1971, n’avait pas les armes nécessaires pour lutter. L’euphorie de leur succès surprise au tour précédent face à la Slovénie (90-87) de Luka Doncic s’est vite estompée.

Même le troisième quart-temps, talon d’Achille habituel de cette équipe de France, n’a pas fait dérailler Rudy Gobert et ses coéquipiers. Au contraire, ils ont profité du retour des vestiaires pour éteindre les derniers espoirs polonais. À nouveau très bon, Guerschon Yabusele (22 points) a aggravé l’écart pour de bon (59-30, 29e) à l’issue d’une magnifique action collective. Des séquences répétées dans ce troisième acte que les Bleus n’avaient montré qu’à de trop rares occasions depuis le début de l’Eurobasket. « C’est bien de gagner sans souffrir mais au-delà de ça, c’est un match complet de la première à la dernière minute, a confirmé le capitaine Evan Fournier. Je n’ai pas le souvenir de quelques possessions de suite où on ne joue pas notre jeu. »

Le début de match a pourtant dû agacer sérieusement le sélectionneur Vincent Collet, avec sept pertes de balle en autant de minutes (8-5, 7e). Mais grâce à sa défense exceptionnelle et l’utilisation des « tours jumelles » nommées Rudy Gobert (six points, six rebonds et trois contres) et Vincent Poirier (huit points et quatre rebonds), la France prenait un premier avantage (22-9, 13e).

À l’image de ses maîtres à jouer Mateusz Ponitka et A.J. Slaughter (18 points à 6/19 en cumulé) bien contrôlés par Terry Tarpey III et Timothé Luwawu-Cabarrot, la Pologne a été asphyxiée offensivement (17/53 au tir) et au rebond (40 à 21). Bloquée à seulement 18 points à la pause, elle n’a pas trouvé beaucoup plus de solutions au retour des vestiaires puisqu’elle a terminé la rencontre à 54 unités, le plus faible total d’une équipe en demi-finales d’un Eurobasket depuis 1995 (52 points pour la Grèce contre la Yougoslavie).

Les 16 pertes de balle et le début de match mitigé d’Evan Fournier (10 points au total) n’ont finalement eu aucune conséquence. Vincent Collet a même profité des dernières minutes pour ouvrir son banc en grand afin de reposer ses joueurs majeurs.

Seul Guerschon Yabusele a dépassé les vingt minutes sur le parquet. Une donnée non-négligeable alors que l’Espagne ou l’Allemagne auront quelques heures de récupération en moins. Cela a aussi permis de redonner de la confiance aux joueurs de rotation comme Elie Okobo (10 points), Amath M’Baye (huit points) ou Moustapha Fall (six points, 10 rebonds et cinq passes décisives).

Tous les feux sont au vert pour l’équipe de France. Un certain sens du timing à l’aube d’un potentiel deuxième titre européen. « Peu importe l’adversaire, tant qu’on a l’or, je m’en fous », a conclu Andrew Albicy au micro de Canal+.


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