Eurobasket 2022 : les Bleus « au-devant d’une magnifique opportunité » pour conquérir l’or

Face à l’Espagne en finale de l’Eurobasket 2022, ce dimanche 18 septembre, les Bleus voudront s’inscrire dans les pas de leurs glorieux aînés : la bande de Tony Parker, qui avait décroché le titre européen en 2013 en Slovénie, seul titre dans l’histoire des Bleus. De cette époque, il ne reste plus qu’un seul rescapé : Thomas Heurtel. Les onze autres joueurs n’ont pas encore goûté à ce bonheur en or.

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En finale des Jeux olympiques de Tokyo en août 2021, l’équipe de France était tombée face aux États-Unis, la référence mondiale du basket. Treize mois plus tard, après avoir écrasé la Pologne en demi-finale, elle se frotte à l’Espagne, la référence en Europe. Les Espagnols ont trois titres européens à leur tableau de chasse et une couronne mondiale depuis 2009. Ils ont laissé aux Bleus le souvenir douloureux de la défaite en finale de l’Euro 2011. « On sait que ça sera des adversaires forcément très compliqués, reconnaît le sélectionneur Vincent Collet, mais malgré tout, ce n’est pas la même représentation que de jouer Team USA ».

« Il est clair qu’une défaite vaudrait une douleur encore plus prononcée que ce qu’elle pouvait être l’an passé contre les Américains. Là, on est au-devant d’une magnifique opportunité et on veut la saisir. »

Vincent Collet, sélectionneur de l’équipe de France de Basket

à franceinfo

Depuis le début de ce championnat d’Europe en Allemagne, l’équipe de France n’a que le titre en tête. Ce trophée qui échappe à cette génération depuis presque une décennie, depuis la seule médaille d’or de leur histoire en 2013. 

En dix ans, les joueurs ont changé, et la finale perdue l’été dernier à Tokyo pourra servir dans la façon d’aborder ce rendez-vous. « Chaque défaite, chaque victoire te fait grandir en tant que joueur et humainement« , analyse le pivot Rudy Gobert. « Je pense qu’on n’est pas la même équipe qu’on était l’année dernière. Là, tu apprends à aborder ces moments-là un peu différemment, ça vient de l’expérience« , pense-t-il avec confiance.

Cela passe aussi par un meilleur contrôle des émotions, au cours de ce qui sera l’un des matchs les plus importants de leur carrière. « Sur des matchs comme ça, qui vont être intenses, il faut vraiment savoir contrôler son excitation, là c’est le dernier match et après, on rentre chez nous, donc il va vraiment falloir contrôler ses émotions aussi« , reconnaît l’aillier Guerschon Yabusele.

« Il faudra être bon et juste pendant 40 minutes parce que ça va être un match super long. Il va falloir être concentré, jouer ensemble et rester ensemble, peu importe le résultat. Je pense que ça va être la clé. »

Guerschon Yabusele, ailier de l’équipe de France de basket

à franceinfo

L’équipe pourra aussi compter sur son capitaine, Evan Fournier, qui s’affiche étonnamment serein avant ce match capital : « De par mes expériences en équipe de France, j’ai plus d’appréhension sur les demi-finales parce que j’en ai plus perdues. » « Je me suis personnellement vu passer à côté de grandes choses sur les demi-finales, et ça marque, la demi-finale m’importe plus« , explique le leader des Bleus, ajoutant que sur une finale, « il n’y a aucun calcul à faire, aucun stress à avoir, tu fonces et puis c’est tout.« 

Foncer pour écrire, ce dimanche 18 septembre à Berlin, l’une des plus belles pages du basket français. 


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