Patrick Poivre d’Arvor a été entendu cet été dans le cadre de la deuxième enquête préliminaire ouverte à son encontre

Patrick Poivre d’Arvor a été entendu par la police en juillet dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en décembre 2021, consécutive à deux plaintes, l’une pour viol, l’autre pour agression sexuelle, a appris franceinfo de source judiciaire, lundi 19 septembre. Une femme accuse en effet le journaliste de l’avoir violée dans une chambre lors du Festival de Cannes, en 1985. L’autre plaignante affirme que l’ancien présentateur du « 20 Heures » l’a embrassée de force au Club Med à Valmorel (Savoie) en 2013. 

Depuis, le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) a reçu plusieurs plaintes, précise cette même source, ajoutant que chaque nouvelle plaignante est entendue par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), en charge de l’enquête. Parmi les plaintes reçues, figure celle d’une femme qui dénonce un viol dans le bureau de l’ancien journaliste, en 1995, alors qu’elle était âgée de 24 ans à l’époque. 

L’écrivaine Bénédicte Martin, qui accorde une interview à Libération (article réservé aux abonnés) ce lundi, a également porté plainte le 12 septembre dernier, pour une agression sexuelle qui serait survenue en novembre 2003, a appris franceinfo de même source, confirmant l’information du journal. Une autre écrivaine témoigne anonymement dans les colonnes du quotidien, affirmant avoir été violée elle aussi, dans le bureau de l’ex-présentateur. Sollicitée, Jacqueline Laffont, l’avocate de Patrick Poivre d’Arvor, n’a pas donné suite, mais elle précise à Libération qu’il conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. 

L’affaire avait éclaté en février 2021 quand l’écrivaine et journaliste Florence Porcel avait porté plainte, en accusant l’ex-animateur de lui avoir imposé un rapport sexuel en 2004 et une fellation en 2009. Une enquête préliminaire avait été menée pendant quatre mois par le parquet de Nanterre et une plus de 20 femmes avaient témoigné. La majorité des faits dénoncés étant prescrits, l’enquête avait été classée sans suite en juin.

Fin novembre 2021, Florence Porcel s’était constituée partie civile afin de provoquer la saisine d’un juge d’instruction pour enquêter de nouveau. Cette information judiciaire avait été ouverte en décembre pour les faits de 2009 seulement, ce qui a été contesté par la défense de la journaliste devant la chambre de l’instruction dénonçant un « refus d’informer ».

En juin dernier, la cour d’appel de Versailles a tranché en faveur de Florence Porcel, statuant que l’information judiciaire doit désormais porter « sur l’ensemble des faits », incluant ceux de 2004. L’enquête suit son cours. 


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