Qui sont ces Parisiens qui s’installent à Marseille, Nice ou Aix-en-Provence ? Une étude de l’INSEE rendue publique

L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a publié une étude sur les ménages qui ont quitté l’Île de France. Où partent-ils ? Combien gagnent-ils de plus que leurs nouveaux voisins ? Ce travail a été mené grâce aux déclarations fiscales.

11 villes concentrent 25 % des ménages partants dont Marseille, Nice et Aix-en-Provence.

Marseille n’est pas sur le podium des villes les plus aimées par les Parisiens qui déménagent en région. Les ménages actifs d’Île-de-France lui préfèrent Lyon, Toulouse, Nantes et Bordeaux. Marseille arrive juste après, à la 5e place.

En 2018, l’INSEE indique que près de 240 000 personnes ont quitté la région parisienne pour d’autres régions de France et départements d’outre-mer. 

Une étude réalisée donc avant le premier confinement, la crise du Covid et les « départs en région » constatés alors.

L’INSEE communique en « ménages ». Selon la définition de l’institut, « un ménage désigne l’ensemble des occupants d’un même logement sans que ces personnes ne soient nécessairement unies par des liens de parenté (en cas de colocation, par exemple). Un ménage peut être composé d’une seule personne ».

Voici la répartition des ménages venus d’Île-de-France dans les principales villes de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (les autres villes de la région ne sont pas comptabilisées) :

  • 1 747 ménages se sont installés à Marseille (Bouches-du-Rhône).
  • 1 053 ménages à Nice (Alpes-Maritimes).
  • 636 ménages à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).
  • 364 ménages à Toulon (Var).
  • 307 ménages à Cannes (Alpes-Maritimes).
  • 303 ménages à Antibes (Alpes-Maritimes).
  • 198 ménages à Avignon (Vaucluse).
  • 170 ménages à Fréjus (Var).
  • 155 ménages à Hyères (Var).
  • 102 ménages à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

L’institut précise qu’il existe même un solde migratoire négatif entre l’Île-de-France et les autres régions qui est de 101 000 habitants. Ce qui montre que la région parisienne attire de moins en moins de Français.

Il s’agit en grande majorité de jeunes couples. 45 % des ménages qui quittent l’Île-de-France ont moins de 40 ans. Plus de la moitié de ces ménages de moins de 40 ans partent dans des aires urbaines.

Pour les Franciliens de plus de 60 ans, la destination privilégiée est rurale, à un peu plus de 40 %.

À Nice, les moins de 40 ans restent majoritaires, comme à Toulon et à Marseille. Pour les autres communes du littoral méditerranéen, les plus de 60 ans sont les plus nombreux. 

Pour beaucoup de propriétaires, difficile de suivre financièrement. La moitié d’entre eux redevient locataire.

>> EPCI : établissements publics de coopération intercommunale sont des regroupements de communes ayant pour objet l’élaboration de « projets communs de développement au sein de périmètres de solidarité ».

Le niveau de vie des Parisiens et Franciliens qui sont partis est en moyenne de 1 920 euros. Dans la plupart des cas il augmente. Pour ceux installés nouvellement à Marseille, il fait un bond de 18 %.

  • En ce qui concerne la tranche d’âge des 40-59 ans :

Le niveau de vie médian après déménagement en province est de 2 050 euros, soit 15 % de plus que la moyenne de tous les provinciaux. C’est 16 % de plus à Nice, et même 26 % de plus à Marseille.

  • Pour les 60 ans ou plus :

Le niveau de vie médian est de 2 300 euros. C’est très supérieur aux provinciaux, 28 % de plus en moyenne. À Nice, c’est 33 % de plus et à Cannes, c’est même 62 % de plus.

Les données utilisées par l’INSEE sont issues du fichier Fidéli (Fichier démographique sur les logements et les individus).

Taxe d’habitation, propriétés bâties, impôts et déclarations de revenus… ces données sont enrichies avec la source Filosofi (Fichier localisé social et fiscal) sur la pauvreté et le niveau de vie des ménages. 

L’étude a été réalisée par François Dubujet, Pierre Laurent et Ivan Tissot.


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