EN IMAGES. En Iran, les manifestants bravent les interdits malgré la répression, une semaine après la mort de Mahsa Amini

La colère ne retombe pas en Iran. Depuis la mort dans des circonstances troublantes de Mahsa Amini, une jeune femme de 22 ans, le 16 septembre à Téhéran, des milliers de manifestants descendent chaque jour dans la rue pour dénoncer la répression de la police des mœurs qui patrouille pour vérifier l’application des règles islamiques, comme le port obligatoire du foulard pour les femmes.

De violents affrontements opposent les forces de sécurité aux manifestants dans les grandes villes du pays. Un bilan de l’ONG Iran Human Rights diffusé samedi 24 septembre fait état d’au moins 54 morts, surtout dans le nord du pays. Les autorités iraniennes avancent quant à elles le chiffre de 41 morts. En première ligne de cette révolte : les femmes iraniennes, qui depuis une semaine retirent leurs voiles et se coupent les cheveux pour défier le pouvoir en place.

En signe de contestation, certaines jeunes femmes iraniennes, visage totalement découvert, prennent le risque de poster sur les réseaux sociaux des vidéos dans lesquelles elles revisitent en langue persane l’hymne révolutionnaire italien Bella ciao. Un symbole partagé de façon virale partout dans le monde.

Pour montrer leur opposition aux lois religieuses, certains manifestants ont décidé de s’attaquer aux symboles de la République islamique instaurée en 1979. En déboulonnant des statues ou en déchirant des portraits des figures politiques qui ont instauré ces lois à travers tout le pays il y a plus de 40 ans. 

En s’attaquant physiquement aux symboles de la République islamique, les manifestants bravent les interdits, bloquent les principales artères des grandes villes et n’hésitent pas non plus affronter directement aux forces de l’ordre en mettant le feu à des véhicules de police, malgré une répression féroce, comme ici à Téhéran, près de la place Sadeghieh.


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