Budget 2023 : six mois après la publication d’un rapport critique, l’Etat va muscler sa capacité de conseil interne

Le ministère de la Fonction publique a annoncé cette semaine la création de 22 postes au sein de la Direction interministérielle de la Transformation publique (DITP).

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France Télévisions

Publié le 29/09/2022 20:30 Mis à jour le 29/09/2022 20:36

Temps de lecture : 1 min.

Six mois après un rapport critique sur son recours aux cabinets de conseil, l’Etat prévoit de muscler sa capacité de conseil en interne en 2023. Il s’agit là d’un « premier signal », salué jeudi 29 septembre par un des auteurs du rapport, le sénateur Les Républicains Arnaud Bazin.

Dans le cadre du projet de budget pour 2023, 22 postes seront créés l’an prochain au sein de la Direction interministérielle de la Transformation publique (DITP), a annoncé cette semaine le ministère de la Fonction publique. Ces nouveaux postes visent notamment à « poursuivre la montée en puissance de la capacité de conseil interne de l’Etat », précise-t-on de même source.

Dix d’entre eux seront ainsi consacrés au conseil en stratégie et organisation, et cinq postes de conseillers sont créés autour du design et des sciences comportementales, ajoute l’entourage du ministre. Actuellement, la DITP compte « plus de 80 experts et consultants », affirme-t-elle sur son site.

Reçu jeudi matin par le ministre Stanislas Guerini, Arnaud Bazin, qui avait qualifié en mars le recours par l’Etat aux cabinets de conseil de « phénomène tentaculaire », a jugé que le renforcement de la capacité interne de conseil de l’Etat était « un premier signal ». Mais quinze postes « ne vont pas couvrir les besoins de l’Etat » en la matière, a-t-il aussitôt nuancé auprès de l’AFP.

Arnaud Bazin et sa collègue du groupe CRCE à majorité communiste Eliane Assassi ont échangé jeudi avec le ministre autour de la proposition de loi qu’ils ont déposée au Sénat pour mieux encadrer le recours aux cabinets de conseil. Le texte doit être examiné au Palais du Luxembourg à la mi-octobre. Même si aucune date n’a été donnée pour son examen à l’Assemblée nationale, Stanislas Guerini « a réitéré sa volonté de voir cette proposition de loi votée dans un délai raisonnable », a expliqué Arnaud Bazin.


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