Affaire Alexis Kohler : Emmanuel Macron défend le maintien « tout à fait légitime » de son secrétaire général à l’Elysée

Le haut fonctionnaire a été mis en examen pour « prise illégale d’intérêts », lundi, en raison de ses liens avec l’armateur italo-suisse MSC. 

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France Télévisions

Publié le 07/10/2022 18:33 Mis à jour le 07/10/2022 18:40

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Emmanuel Macron a jugé, vendredi 7 octobre, « tout à fait légitime » le maintien de son bras droit Alexis Kohler comme secrétaire général de l’Elysée malgré sa mise en examen pour « prise illégale d’intérêts », qu’il a qualifiée de simple « décision de procédure ».

« Il a donc toute ma confiance », a dit le chef de l’Etat devant la presse à Prague (République tchèque), à l’issue d’un sommet européen où 43 dirigeants du continent se sont réunis pendant deux jours. Il a par ailleurs estimé que le renvoi en procès du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, était « un cas très particulier » qui ne justifiait pas non plus un limogeage.

Lorsqu’il était candidat à un premier quinquennat en 2017, Emmanuel Macron avait affirmé que, « dans le principe », un ministre devait « quitter le gouvernement » en cas de mise en examen. Mais ce « principe » n’a depuis pas toujours été appliqué de manière stricte, et le chef de l’Etat est aujourd’hui vivement critiqué par les oppositions pour le maintien d’Alexis Kohler et Eric Dupond-Moretti. Interrogé sur un revirement de doctrine, le président a semblé expliquer qu’il s’agissait là d’exceptions à la règle. « Pour ce qui est de mon secrétaire général, il ne vous aura pas échappé qu’il n’est pas ministre », a-t-il répondu, estimant que cette doctrine ne s’appliquait donc pas dans son dossier.

Une information judiciaire avait été ouverte le 23 juin 2020 au sujet d’Alexis Kohler pour « prise illégale d’intérêts », « trafic d’influence » et « défaut de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique » (HATVP), après une plainte de l’association Anticor, en lien avec l’armateur MSC. Le secrétaire général de l’Elysée a approuvé en 2010 et 2011 des contrats concernant l’armateur italo-suisse, fondé et dirigé par des cousins de sa mère. Alexis Kohler était alors membre du conseil de surveillance et n’avait pas signalé ces liens familiaux avec MSC.


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