Coller au quotidien de Français et redonner un cap : les enjeux de l’interview d’Emmanuel Macron, sur France 2

Après « le monde en crise(s)« , place aux « urgences françaises » pour Emmanuel Macron avec le second volet de l’émission de France 2 « L’Evénement », mercredi 26 octobre à partir de 20h30, face à la journaliste Caroline Roux. Sécurité, immigration, pouvoir d’achat, déserts médicaux, écologie… les sujets ne manquent pas. 

Emmanuel Macron « maîtrise ses dossiers » quand il parle des sujets internationaux, résume un ministre, en revenant sur l’émission d’il y a quinze jours, maintenant, il doit « s’emparer du quotidien des gens« . Les salaires à la traîne face aux prix qui augmentent, le carburant qui manque encore parfois, le coût de l’énergie qui inquiète, l’état des hôpitaux, toujours, et les médecins qui font défaut… « Souvent, en conseil des ministres, il commence par évoquer la manière dont les Français ressentent les choses« , dit un habitué.

L’un des sujets qui sera abordé mercredi est la sécurité. « Un passage obligé », confie un habitué du conseil des ministres, surtout avec l’affaire Lola. « Le meurtre de la petite Lola reste au cœur de toutes les discussions« , croit savoir ce membre du gouvernement. Le régalien est un sujet sur lequel Emmanuel Macron a toujours le plus de mal à convaincre qu’il est l’homme de la situation, soupire un soutien : « Même sur la grève dans les raffineries, on nous a accusé d’avoir laissé s’installer la chienlit« . Sécurité, immigration : son aile droite le pousse à afficher davantage de fermeté.

Si Emmanuel Macron tentera au mieux de coller au quotidien des Français, le Président ne renonce pas à l’idée de « redonner le cap », comme il le souhaitait à chacune de ses interventions. « Tenir la barre dans la tempête, c’est empêcher que le bateau ne prenne l’eau et ne coule. C’est vrai pour tout le monde, même pour Macron« , confie un ministre. Et il le reconnaît, six mois après la présidentielle, l’exécutif est perpétuellement soumis à la pression du moment, pollué par les crises qui ne font pas que se succéder, mais qui s’additionnent. Résultat, constate un cadre de la majorité : « La ligne directrice, on ne la voit pas bien. L’expression d’un élan réformateur est absente ». L’exemple cité régulièrement est la transition et la planification écologiques : « Entre les chantiers ultra technocratiques et le col roulé, on a l’impression qu’il n’y a rien, pas de projet politique pour mobiliser la nation« , s’agace une figure du gouvernement.

C’est toute la difficulté de l’exercice de ce mercredi soir pour le Président : coller au quotidien des Français, tout en rappelant où il emmène le pays, explique un proche, qui énumère ce qu’il aura à rappeler : « Son objectif d’atteindre le plein emploi, son ambition proclamée de défendre le modèle social français, avec une nouvelle réforme des retraites – une logique au passage qu’il doit expliquer aux Français –, la détermination à sortir des énergies fossiles ». Un de ses amis se fait philosophe : « Pour raconter la fable du futur il est impératif d’être capable de gérer le présent. »


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