Motion de censure défendue pas la Nupes : il n’y a pas eu de réécriture du texte pour obtenir les voix du Rassemblement national

Les députés du Rassemblement national ont voté lundi en faveur de la motion de censure déposée par l’alliance de gauche.

Article rédigé par

Radio France

Publié le 27/10/2022 18:32 Mis à jour le 27/10/2022 19:54

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Depuis que la motion de censure défendue par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) à l’Assemblée nationale a aussi été votée par le Rassemblement national, le gouvernement accuse l’alliance de la gauche d’avoir réécrit son texte avant le vote pour pactiser avec les troupes de Marine Le Pen.

Franceinfo a eu accès à des documents de travail annotés qui prouvent le contraire. Jamais les mots « immigration » ou même « migrants » n’ont figuré dans le texte. À aucun moment, ils n’ont donc été ajoutés ou enlevés pour plaire au Rassemblement national et l’inciter à voter avec l’alliance de la gauche. « Qu’Emmanuel Macron reprenne lui-même ces rumeurs de négociations avec le RN est un scandale d’État », s’emporte un élu de gauche, qui dénonce une récupération politique.

Gérald Darmanin a demandé jeudi matin, sur France Inter, à Jean-Luc Mélenchon de répondre « solennellement à une simple question : y a-t-il eu une négociation d’arrière-cour, y a-t-il eu une négociation de la honte entre La France insoumise et le Rassemblement national pour voter une motion de censure acceptable ? »

Cette question de Gérald Darmanin est une « stratégie » pour renvoyer la Nupes et le RN, dos à dos, et prouver qu’il existerait un “arc” politique, des liens entre les deux, reconnaît un macroniste.

S’il n’y a pas eu de négociation entre la Nupes et le RN, la motion a fait l’objet d’un débat entre les présidents de groupes de la Nupes sur la stratégie à adopter, et sur le choix des bons mots. Plusieurs députés socialistes ont à cette occasion plaidé pour insérer plus de pare-feu et de garde-fous dans cette motion de censure, afin que le Rassemblement national ne la soutienne pas. Mais cela n’a pas fait l’objet de trace écrite. Certains socialistes regrettent aujourd’hui de ne pas avoir pesé plus pour éviter le piège politique tendu par Marine Le Pen.

La Nupes est devenue « la bête à abattre » à l’Assemblée, déclarent plusieurs élus de gauche qui s’estiment victimes d’une machination.


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