France: le débat public s’ouvre sur le nucléaire malgré les intentions affichées de Macron

Publié le : 28/10/2022 – 10:32Modifié le : 28/10/2022 – 10:34

Quel avenir pour le nucléaire en France ? C’est la question posée aux Français par la Commission nationale du débat public. Un débat qui s’est ouvert jeudi pendant quatre mois sur l’avenir énergétique du pays alors qu’Emmanuel Macron et EDF ont déjà fait part de leurs intentions : construire six nouveaux EPR, des réacteurs « nouvelle génération », pour sortir des énergies fossiles et parvenir à la neutralité carbone en 2050. Alors à quoi va servir ce débat ?

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A-t-on besoin d’un nouveau programme nucléaire ? Les réacteurs EPR seront-ils utiles ? Quel en sera le coût ? Voici quelques-unes des dix questions qu’abordera la Commission nationale du débat public (CNDP) jusqu’en février 2023.

« On a une plateforme qui est ouverte pour toutes les interventions, questions, réponses, par le site internet du débat. Tout le monde peut participer », explique Michel Badré, président de la commission chargé d’organiser le débat, joint au téléphone par Baptiste Coulon du service France de RFI. « Et tout ça convergeant vers une séance publique ouverte à tout le monde dans laquelle on traite ces questions », poursuit-il

À quoi sert ce débat ?

Mais les intentions d’Emmanuel Macron sont déjà connues, le président de la République veut construire six nouveaux réacteurs EPR. Il l’a annoncé en novembre 2021 lors d’une allocution télévisée. Les deux premiers émergeraient à Penly, en Seine-Maritime. Dès lors, une question : à quoi sert ce débat ? 

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À poser les bases d’un dialogue avant le vote d’une nouvelle loi de programmation énergie-climat en 2023, poursuit Michel Badré. « C’est bien le Parlement qui doit voter, le gouvernement et le président de la République n’ont pas la possibilité d’autoriser une nouvelle installation nucléaire parce que la programmation pluriannuelle de l’énergie actuelle qui date du printemps 2020 ne le permet pas ». Ce qui fait dire à Chantal Jouanno, présidente de la CNDP que « la décision sur les choix énergétiques de la France, n’est pas encore prise ». 

Ces débats interviennent au moment où le Parlement doit voter au plus tard en 2024 la feuille de route énergétique de la France, alors que 70% de l’électricité de l’hexagone est issue du parc nucléaire et que plus d’un réacteur sur deux sont actuellement à l’arrêt.

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(Et avec AFP)


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