« Je me suis dit : pourquoi pas moi ? » : en Gironde, après les incendies, les candidatures pour devenir pompier volontaire affluent

Pompiers, élus, bénévoles… Plus de 350 personnes ont été conviées par Emmanuel Macron à l’Elysée vendredi 28 octobre pour entendre les annonces du président de la République sur les moyens accordés à la lutte contre les feux de forêt, alors que 72 000 hectares ont brûlé cet été. 

Le traumatisme des forêts dévastées semble avoir provoqué quelques vocations, notamment en Gironde, département particulièrement touché par les flammes et où affluent les candidatures pour devenir pompier volontaire. Parmi les candidats, Elisabeth Barbe, qui a passé son été au milieu des flammes : en vacances à La Teste-de-Buch, puis chez elle à Landiras, cette osthéo-thérapeute a pris soin des pompiers.

« C’était très, très humain comme expérience. C’est aussi l’envie de se sentir utile. »

Elisabeth Barbe

à franceinfo

Après un premier échec, Elisabeth doit repasser les tests physiques pour devenir pompier volontaire. « Je me suis dit : pourquoi pas moi ? Cela répond à quelque chose qui me fait vibrer et cela reste le don de soi, explique-t-elle. J’ai conscience que c’est un engagement, au moins dans le moyen terme en tout cas. »

Un élan partagé en masse, confirme Mathieu Jomain, officier de communication des pompiers de Gironde : depuis le 1er janvier, il y a eu 730 candidats, autant qu’en toute une année d’habitude. « Les feux de forêt que nous avons connus cet été ont engendré un engouement populaire, indique-t-il. Notre réserve, vis-à-vis de ce chiffre important, c’est que ces 730 candidatures arrivent au bout du processus : nous attendons la fin pour pouvoir dire que cela s’est effectivement traduit par des recrutements supplémentaires et des pompiers injectés dans les casernes. »

Car il y a parfois un décalage entre l’image du pompier face aux incendies, et son quotidien de secours à personne, sans compter l’organisation nécessaire pour les volontaires, sur le plan personnel comme professionnel. Ils sont pourtant nécessaires face à la hausse des interventions, alors qu’il en manquerait 50 000 d’ici à 2027, selon la Fédération nationale des sapeurs-pompiers.

Afflux de candidats pompiers volontaires en Gironde : reportage de Morgane Heuclin-Reffait

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