Énergies renouvelables : Agnès Pannier-Runacher appelle « chacun à prendre ses responsabilités » et exclut, à ce stade, tout passage en force

Selon la ministre de la Transition énergétique, l’activation de l’article 49.3 de la Constitution « n’est pas à l’ordre du jour » pour faire adopter le projet de loi sur les énergies renouvelables.

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Radio France

Publié le 02/11/2022 09:24

Temps de lecture : 2 min.

Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, exclut mercredi 2 novembre sur France Inter tout passage en force concernant le projet de loi pour accélérer sur les énergies renouvelables qui doit être examiné dans la journée par le Sénat. « Le 49.3 n’est pas à l’ordre du jour », assure-t-elle, évoquant même des oppositions politiques qui « dans le secret de leurs bureaux » sont « en soutien de ce texte ». Agnès Pannier-Runacher affirme d’ailleurs être « à l’écoute de toutes les propositions » qui permettront « d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables et de le faire de manière acceptable pour les Français et les élus locaux ».

Agnès Pannier-Runacher « appelle les groupes politiques à la plus grande vigilance » et à sortir des « postures politiciennes sous prétexte qu’il faut montrer son opposition au gouvernement ». « Chacun devra prendre ses responsabilités », ajoute-t-elle, rappelant qu’il « est question du pouvoir d’achat des Français, de la compétitivité des entreprises et de la lutte contre le réchauffement climatique ».

Alors que la droite, au Sénat, a réécrit le texte pour donner un pouvoir de veto aux maires et aux élus locaux dans l’installation des énergies renouvelables sur leurs territoires, la ministre assure qu’elle veut mettre les élus locaux « au cœur » de la planification écologiques. En revanche, Agnès Pannier-Runacher se dit « attentive et vigilante » aux mesures qui donneraient un droit de veto « à tous les maires autour de la commune » qui accueillerait un projet d’implantation de renouvelable. Elle rejette l’idée qu’ils puissent « donner leur avis » alors qu’ils n’accueillent pas le projet et « avant même d’avoir regardé l’impact économique et l’impact sur la biodiversité et les paysages ».

Pour la ministre de la Transition énergétique, ce projet doit permettre surtout de « mieux associer les habitants et de leur donner plus d’intérêts au développement d’énergies renouvelables sur leur territoire ». Pour cela, elle propose par exemple de « baisser la facture » de ceux qui ont des panneaux photovoltaïques ou qui vivent avec des éoliennes près de chez eux. « Aller plus vite, c’est aussi accélérer certaines procédures et mobiliser le foncier sur lequel il est interdit aujourd’hui de poser des panneaux photovoltaïques« , détaille Agnès Pannier-Runacher, citant les espaces qui se trouvent au bord des routes et des autoroutes ou encore « les ombrières des parkings ».


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