Brésil : des manifestants réclament « l’intervention » de l’armée contre le président élu Lula

Ils refusent le résultat de l’élection présidentielle. Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé mercredi 2 novembre à travers le Brésil pour réclamer une intervention militaire contre Luiz Inacio Lula (Parti des travailleurs), élu président du pays trois jours plus tôt. Des rassemblements de ce type ont notamment eu lieu à Rio de Janeiro, Sao Paulo et Brasilia, la capitale.

 « Lula, voleur, ta place est en prison », ont par exemple scandé des manifestants à Rio devant le commandement militaire de la ville. A Sao Paulo, des milliers de bolsonaristes ont manifesté devant le commandement militaire du Sud-est, exigeant une intervention de l’armée aux cris de « intervention fédérale tout de suite », a constaté une journaliste de l’AFP.

La moiblisation était particulièrement importante dans l’Etat de Santa Catarina, où le président sortant d’extrême droite a réalisé son meilleur score (près de 70% des voix). Certains manifestants ont par ailleurs déclaré qu’ils ne reconnaissaient pas le résultat de l’élection, la qualifiant de « frauduleuse ». Des attaques qui font écho au discours de défaite prononcé mardi 1er novembre par Jair Bolsonaro.

Les blocages routiers perdurent à travers le pays

Mercredi, en début d’après-midi, aucune violence n’avait été rapportée dans le pays, qui célébrait un jour férié. Mais la moitié des Etats du pays signalaient toujours des blocages sur certains de leurs axes routiers. Des barrages organisés dès le lendemain de l’élection présidentielle par des soutiens de Bolsonaro, mécontents de l’issue du scrutin. 

Le nombre de barrages routiers a toutefois baissé de près de moitié mercredi. Selon la police de la route fédérale (PRF) quelque 150 barrages ont été enregistrés, contre 271 la veille. Au total, ces blocages affectaient quinze Etats du pays, contre la quasi-totalité mardi. 

D’après la PRF, citée par le quotidien brésilien Globo sur son site (article en portugais), plus de 2 000 automobilistes ont déjà été condamnés à des amendes pour avoir bloqué des routes à travers le Brésil. A certains endroits, les forces de l’ordre ont dû avoir recours à des canons à eau et des grenades assourdissantes pour libérer les axes routiers précise le journal.


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