Variole du singe : le virus se transmet souvent avant les premiers symptômes, selon une étude publiée par le « British Medical Journal »

La transmission pré-symptomatique de la variole du singe, qui provoque notamment des éruptions cutanées, apparaît « considérable », rapporte une étude britannique.

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France Télévisions

Publié le 03/11/2022 08:10 Mis à jour le 03/11/2022 08:36

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Le virus de la variole du singe se transmet souvent avant l’apparition de premiers symptômes, avance une étude publiée mercredi 2 novembre dans le British Medical Journal (BMJ). Ces résultats doivent encore être affinés, mais ils pourraient jouer un rôle déterminant dans la gestion future de l’épidémie.

Ces travaux ont été réalisés au Royaume-Uni, l’un des premiers pays où s’est étendue l’épidémie actuelle. Si celle-ci, qui a frappé près de 80 000 patients et provoqué une trentaine de décès dans le monde, semble aujourd’hui se résorber, les autorités sanitaires restent vigilantes. L’OMS a ainsi décidé de maintenir l’alerte sanitaire maximale, mardi, notamment à cause des nouvelles infections dans certains pays.

Les auteurs de l’étude, emmenés par l’épidémiologue Thomas Ward, ont tenté d’analyser le risque de transmission « silencieuse », c’est-à-dire pendant la période d’incubation, avant que le patient ne soit frappé par de premiers symptômes. Ils ont donc examiné les données de presque 3 000 patients britanniques, principalement des hommes ayant eu des relations homosexuelles.

Cet examen a permis de se faire une idée de deux types de délais et de les comparer. Le premier est le temps d’incubation, pendant lequel le patient porte le virus sans le savoir. Le second est le délai qui s’écoule à partir de l’apparition des symptômes chez un patient donné, jusqu’à leur apparition chez celui à qui il a transmis la maladie. Les chercheurs ont conclu que ce second délai tend à être plus court que le premier, ce qui va dans le sens d’une transmission avant les premiers symptômes.

Les chercheurs britanniques estiment que cette transmission pré-symptomatique représente plus de la moitié des cas, et peut intervenir jusqu’à quatre jours avant les symptômes.

Ces résultats doivent toutefois encore être confirmés par d’autres études, estiment d’autres chercheurs dans un commentaire également publié par le BMJ. A l’heure actuelle, et même avec ce travail, la transmission pré-symptomatique « n’est pas irréfutable », préviennent-ils.


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