Violences sexuelles dans l’Eglise : l’ancien évêque de Bordeaux reconnaît une « attitude répréhensible » sur une mineure, dix autres personnes « mises en cause »

Réunis à Lourdes depuis jeudi 3 novembre, les 120 membres de la Conférence des évêques de France cherchent à établir plus de transparence sur les affaires de violences sexuelles. 

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France Télévisions

Publié le 07/11/2022 17:49 Mis à jour le 07/11/2022 18:26

Temps de lecture : 1 min.

Onze évêques ou anciens évêques ont été « mis en cause » devant la justice civile ou la justice de l’Eglise pour des signalements. Eric de Moulins-Beaufort, le président de la Conférence des évêques de France (CEF), l’a annoncé lundi 7 novembre lors d’un point-presse à Lourdes (Hautes-Pyrénées). Parmi les personnalités concernées, l’archevêque de Reims a révélé le cas de Jean-Pierre Ricard, ancien évêque de Bordeaux. Ce dernier a reconnu dans une lettre une conduite « répréhensible » sur une mineure de 14 ans. 

Dans le texte, lu par le président de la CEF lors du point presse, Jean-Pierre Ricard assure que les faits se sont produits, « il y a 35 ans, lorsque j’étais curé ». L’ancien évêque affirme avoir « demandé pardon » à sa victime et s’être « expliqué avec elle. », comme le rapporte France Bleu Gironde. Réunis en assemblée plénière d’automne, les 120 membres de la CEF entendent améliorer la communication et la transparence sur les mesures prises à l’encontre de clercs mis en cause dans des affaires de violences sexuelles. 

Parmi les personnes mises en cause figure Michel Santier, ancien évêque de Créteil, sanctionné en 2021 par les autorités du Vatican pour des « abus spirituels ayant mené à du voyeurisme sur deux hommes majeurs » dans les années 1990. Le silence autour de sa sanction a provoqué ces dernières semaines une vive colère chez les catholiques et les collectifs de victimes. 

Par ailleurs, des enquêtes visent deux autres personnalités, « après des signalements faits par un évêque et d’une procédure canonique ; un troisième fait l’objet d’un signalement au procureur auquel aucune réponse n’a été donnée à ce jour et a reçu du Saint-Siège des mesures de restriction de son ministère », a souligné Eric de Moulins-Beaufort. Sans entrer dans les détails, le président de la CEF a insisté « sur la grande diversité des situations, des faits commis ou reprochés »


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